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	<description>Le cri de la jeunesse arabe</description>
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		<title>Les Jeunes Jordaniens sont divisés</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 17:24:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Burnens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Leurs rues]]></category>
		<category><![CDATA[Abdallah II]]></category>
		<category><![CDATA[Jayeen]]></category>
		<category><![CDATA[Jordanie]]></category>

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		<description><![CDATA[JORDANIE. Le royaume est en proie à une contestation sans précédent depuis janvier. A Amman, deux jeunesses s’opposent sur son bien-fondé. Textes NICOLAS BURNENS et SAMI BOUKHELIFA, publiés dans La Liberté du 2 août 2011 et El Watan Week-end du 5 août 2011. Photos NICOLAS BURNENS Avec sa large moustache, Hamzeh Budairi ressemble plus à Freddy Mercury qu’à un révolutionnaire. Et pourtant. «Je m’identifie beaucoup à Che Guevara. Pour faire la révolution, il a utilisé des armes à feu. Mon arme à moi, c’est Twitter», résume-t-il sous le portrait du Cubain dans les locaux du parti de gauche, à l’est d’Amman, partie défavorisée de la ville. Hamzeh est membre du groupe Jayeen, qui signifie «Nous arrivons». Il a été constitué en février 2011 dans la fièvre du printemps arabe. Sur les réseaux sociaux, comme dans la rue, ils militent pour la fin de la corrup- tion et l’instauration d’une monarchie constitutionnelle en Jordanie. &#160; Pas de renversement «Nous sommes très inquiets pour la manifestation de demain qui se tient après la prière de vendredi», explique l’ingénieur au chômage de 26 ans. Et pour cause : celle de la semaine dernière s’est soldée par des heurts avec les services de sécurité. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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		</div>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #ff0000;">JORDANIE. </span></strong></em><span style="color: #000000;"><strong><em>Le royaume est en proie à une contestation sans précédent depuis janvier. A Amman, deux jeunesses s’opposent sur son bien-fondé.<span id="more-3502"></span></em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Textes <span style="color: #ff0000;">NICOLAS BURNENS</span> et <span style="color: #ff0000;">SAMI BOUKHELIFA</span></strong><span style="color: #ff0000;">, </span><strong>publiés dans <em>La Liberté </em>du 2 août 2011 et <em>El Watan Week-end </em>du 5 août 2011.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Photos <span style="color: #ff0000;">NICOLAS BURNENS</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec sa large moustache, Hamzeh Budairi ressemble plus à Freddy Mercury qu’à un révolutionnaire. Et pourtant. <em>«Je m’identifie beaucoup à Che Guevara. Pour faire la révolution, il a utilisé des armes à feu. Mon arme à moi, c’est Twitter»</em>, résume-t-il sous le portrait du Cubain dans les locaux du parti de gauche, à l’est d’Amman, partie défavorisée de la ville. Hamzeh est membre du groupe Jayeen, qui signifie «Nous arrivons». Il a été constitué en février 2011 dans la fièvre du printemps arabe. Sur les réseaux sociaux, comme dans la rue, ils militent pour la fin de la corrup- tion et l’instauration d’une monarchie constitutionnelle en Jordanie.</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<div id="attachment_3505" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/jordanie5.jpg"><img class="size-large wp-image-3505 " title="jordanie5" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/jordanie5-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Hamzeh Budairi, 26 ans, fait partie de Jayeen « Nous arrivons ». Créé en février 2011, ce groupe d’intellectuels s’oppose au régime jordanien. </p></div>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">Pas de renversement</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><em>«Nous sommes très inquiets pour la manifestation de demain qui se tient après la prière de vendredi»</em>, explique l’ingénieur au chômage de 26 ans. Et pour cause : celle de la semaine dernière s’est soldée par des heurts avec les services de sécurité. Bilan: soixante blessés, dont une douzaine de manifestants. En février, un manifestant est mort. <em>«J’espère que le régime ne sera pas aussi bête que celui en Syrie ou en Egypte pour nous réprimer violemment»,</em> ajoute Kamel Khouri, 25 ans, membre du parti de gauche. <em>«Nous sommes tous pour les réformes mais il n’est pas question de renverser le régime. Notre situation empirera».</em></p>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">Jeunesse privilégiée</span></h1>
<p style="text-align: justify;">Autre décor, autre ambiance, celle du bar lounge où aime se détendre Laith, de l’autre côté d’Amman, réservé à la jeunesse dorée. Les filles sont court vêtues, l’alcool coule à flots. <em>«La révolution a lieu à l’est. A l’ouest, le gazon est plus vert»</em>, rigole-t-il. Ingénieur en génie civil de formation, Laith a étudié en Angleterre. A 26 ans, il est cadre dans la multinationale familiale, spécialisée dans l’extraction de matières premières. Proche du roi, son père est parlementaire. Les demandes des manifestants sont trop générales. <em>«En ces temps de crise économique, ils devraient plus prendre en considération ce qu’ils possèdent déjà. Nous sommes un petit pays avec des ressources limitées»</em>, résume-t-il, tout en défendant le droit de manifester, aujourd’hui autorisé par les autorités.</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<div id="attachment_3504" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/jordanie4.jpg"><img class="size-large wp-image-3504 " title="jordanie4" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/jordanie4-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">« Par notre sang, par notre âme, on se sacrifiera pour toi, Jordanie », crient les manifestants. Ils dénoncent la corruption et le manque de perspectives sur le marché du travail.</p></div>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">Poursuivre les réformes</span></h1>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, devant la mosquée Al Husseini, les revendications des manifestants sont claires. Sur leurs pancartes, on peut lire les noms des politi- ciens corrompus qu’ils souhaiteraient voir jugés. En février dernier, au plus fort de la contestation, le roi Abdallah II a répondu à la colère de la rue en limogeant son premier ministre. <em>« Par notre sang, par notre âme, on se sacrifiera pour toi, Jordanie »</em>, crient les manifestants. Personne ne demande la tête du roi qui contribue avec l’allégeance des tribus à la stabilité du régime. «<em>Nous demandons simplement la poursuite des réformes démocratiques, notamment dans le secteur public et la fin des violences contre les manifestants»</em>, martèle Mohamed Al Dhaer, jeune responsable au sein du parti d’union populaire qui marche en direction du Ministère de l’intérieur, pancarte à la main.</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<div id="attachment_3506" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/jordanie6.jpg"><img class="size-large wp-image-3506 " title="jordanie6" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/jordanie6-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Sara Yacoob Nacer Eddine, 25 ans, est vice-rectrice dans une université privée d’Amman. Au volant de sa Mercedes, elle roule dans les beaux quartiers de la capitale. « Au bout d’un moment, les manifestations donnent une mauvaise image du pays ».</p></div>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">Préserver l’économie</span></h1>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain, au volant de sa Mercedes, Sara Ycoob Nacer Eddine n’en démord pas. <em>«Protester donne une image négative à l’étranger. Or, nous devons maintenir les investissements en Jordanie »</em>. A 24 ans, elle est vice-rectrice dans l’université privée de son père. «<em> Je ne pense pas que les manifestants soient victimes de quoi que ce soit. La vie est un peu chère en Jordanie, mais elle est correcte»</em>, argumente-t-elle, entrecoupée par la sonnerie de son smartphone. Elle rejoint des amis pour déjeuner. <em>«Les manifestations bloquent les rues et nuisent à l’économie.»</em> Vendredi, au centre d’Amman, la manifestation n’a attiré que mille personnes qui ont bloqué une rue, l’espace d’une heure<strong><span style="color: #ff0000;">/NBS.</span></strong></p>
<h1>Entre rois et tribus</h1>
<p style="text-align: justify;"><em>«Le roi est garant de la stabilité du royaume»</em>, confie Mohamed Anwar Al- Haddid, fils d’une grande tribu et ancien haut responsable au premier ministère. En Jordanie, toutes les tribus font allégeance à la famille sou- veraine: les Hachémites. <em>«Le roi Abdullah II et les tribus sont comme des jumeaux: ils garantissent mutuellement leur stabilité. Si Sa Majesté n’avait pas le soutien des tribus, régner sur la Jordanie lui serait très difficile, voire impossible</em><em>»</em>, rajoute celui qui est resté au service du palais royal pendant 13 ans. <em>En même temps, si les tribus n’étaient pas réunies autour du roi, le royaume serait divisé. Le roi est le seul à rassembler tout le monde»</em>. Depuis la fin du mandat britannique en 1946, les Hachémites ont unifié toutes les tribus jordaniennes et en ont fait des piliers du régime. Le roi Abdullah II perpétue la tradition de ses ancêtres. En se rapprochant des tribus, il assure la pérennité de son royaume<span style="color: #ff0000;"><strong>/SB.</strong></span></p>
<h1><span style="color: #ff0000;">Pour plus d&#8217;infos</span></h1>
<p style="text-align: justify;">Les reportages produits pour le journal du matin de la <a href="http://www.rsr.ch/#/info/dossiers/degage/" target="_blank">Radio Suisse Romande</a>: <a href="http://www.ir7al.info/?p=3232" target="_blank">Des revendications, mais pas la chute duroi Abdallah II</a>, <a href="http://www.ir7al.info/?p=3222" target="_blank">Jeunesse dorée, la face discrète de la jeunesse jordanienne</a>.</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/24907044@N08/sets/72157627502250968/" target="_blank">Reportage-photos à Amman</a>, la capitale jordanienne, où les manifestants réclament la fin de la corruption et des réformes démocratiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong><br />
</strong></span></p>
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		<title>La jeunesse politique égyptienne est dans la place</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 12:14:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sami Boukhelifa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Leurs rues]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Tahrir]]></category>
		<category><![CDATA[Tahrir Politique Jeunesse Egypte]]></category>

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		<description><![CDATA[EGYPTE. Du Mouvement du 6 avril aux Frères musulmans, la jeunesse militante a réinvesti la place Tahrir. Les promesses de la révolution se font attendre. Textes ANTONINO GALOFARO et SAMI BOUKHELIFA, publiés dans La Liberté du 29 juillet 2011. Photos NICOLAS BURNENS «Notre mouvement a beaucoup de poids aujourd’hui. On ne transigera sur rien.» Sous sa tente siglée d’un poing noir, symbole du Mouvement du 6 avril, Mohamed Adel est l’un des coordinateurs du principal groupe révolutionnaire en Egypte. Cela fait deux semaines qu’il campe sur la place Tahrir. «On ne la quittera pas si les réformes démocratiques ne sont pas appliquées.» Pourtant, le gouvernement a lâché du lest: dans une allocution télévisée, le premier ministre égyptien, Essam Charaf, a annoncé un énième remaniement de son gouvernement pour apaiser la colère des manifestants. Egypte recherche leader De la terre piétinée du rond-point de la place Tahrir au pied du Mogamaa, l’imposant Ministère de l’intérieur aux abords de la place, les jeunes du 6 avril poursuivent leurs actions. «Nous voulons que les Egyptiens prennent conscience de leurs droits politiques, qu’ils obtiennent leurs exigences légitimes», martèle Mohamed Adel, qui a été l’un des premiers à appeler les Egyptiens à manifester en janvier. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p><em><strong><span style="color: #ff0000;">EGYPTE.</span> Du Mouvement du 6 avril aux Frères musulmans, la jeunesse militante a réinvesti la place Tahrir. Les promesses de la révolution se font attendre.</strong></em><span id="more-3471"></span></p>
<p><strong>Textes <span style="color: #ff0000;">ANTONINO GALOFARO</span> et <span style="color: #ff0000;">SAMI BOUKHELIFA</span></strong>, <strong>publiés dans<em> La Liberté</em> du 29 juillet 2011.</strong></p>
<p><strong>Photos <span style="color: #ff0000;">NICOLAS BURNENS</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Notre mouvement a beaucoup de poids aujourd’hui. On ne transigera sur rien.» </em>Sous sa tente siglée d’un poing noir, symbole du Mouvement du 6 avril, Mohamed Adel est l’un des coordinateurs du principal groupe révolutionnaire en Egypte. Cela fait deux semaines qu’il campe sur la place Tahrir. <em>«On ne la quittera pas si les réformes démocratiques ne sont pas appliquées.»</em> Pourtant, le gouvernement a lâché du lest: dans une allocution télévisée, le premier ministre égyptien, Essam Charaf, a annoncé un énième remaniement de son gouvernement pour apaiser la colère des manifestants.<a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/tahrir2.jpg"><br />
</a></p>
<div id="attachment_2717" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/photo11.jpg"><img class="size-large wp-image-2717 " title="Mohamed Adel, coordinateur du Mouvement du 6 avril, sur la place Tahrir, au centre du Caire." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/photo11-1024x682.jpg" alt="Mohamed Adel, coordinateur du Mouvement du 6 avril, sur la place Tahrir, au centre du Caire." width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Mohamed Adel, coordinateur du Mouvement du 6 avril, sur la place Tahrir, au centre du Caire.</p></div>
<h1><span style="color: #ff0000;">Egypte recherche leader</span></h1>
<p style="text-align: justify;">De la terre piétinée du rond-point de la place Tahrir au pied du Mogamaa, l’imposant Ministère de l’intérieur aux abords de la place, les jeunes du 6 avril poursuivent leurs actions. <em>«Nous voulons que les Egyptiens prennent conscience de leurs droits politiques, qu’ils obtiennent leurs exigences légitimes»</em>, martèle Mohamed Adel, qui a été l’un des premiers à appeler les Egyptiens à manifester en janvier. Sous ses airs de politicien déjà rôdé, le jeune homme de 23 ans poursuit, sûr de lui: <em>«Nous voulons créer un Etat civil. On exercera une pression sur l’armée et sur tous les futurs gouvernements pour obtenir la justice sociale.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Si l’Egypte se cherche un leader, le Mouvement du 6 avril n’en soutient aucun. Né le 6 avril 2008 lors d’une grève ouvrière, il cherche surtout à sensibiliser les Egyptiens à leurs droits politiques. La nuit tombe sur Le Caire. La lumière blafarde de lampadaires chancelants éclaire le dernier carré de pelouse encore vert de la place, à l’entrée du Ministère de l’intérieur. Yasser Houari s’active d’un bout à l’autre du gazon, à la cherche de membres des Jeunes d’El Baradei, dont il fait aussi partie. Il apporte un soutien inconditionnel à l’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, critiqué en Egypte. Opposant historique du président déchu Hosni Moubarak, El Baradei s’était rendu sur la place Tahrir pour soutenir les manifestants en janvier. <em>«Aujourd’hui, énormément de personnes sont favorables à son élection»</em>, assure le militant, assis en tailleur sur l’herbe humide. <em>«Malheureusement, ces personnes font toutes partie des classes moyennes. Les classes non instruites, refusent tout dialogue le concernant.»</em></p>
<h1><span style="color: #ff0000;">Plus clair, plus direct</span></h1>
<p style="text-align: justify;">Nobel de la paix en 2005, Mohamed El Baradei, 69 ans, séduit pourtant de nombreux jeunes par ses idées libérales. <em>«Il n’est pas facile de se faire aimer lorsqu’on est pro-américain. Pour beaucoup d’Egyptiens, il a une part de responsabilité dans l’invasion américaine en Irak»</em>, explique Yasser. «Il est laïque et en Egypte, c’est synonyme d’athéisme.»</p>
<div id="attachment_3472" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/tahrir2.jpg"><img class="size-large wp-image-3472 " title="tahrir2" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/tahrir2-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Yasser (au milieu), entouré de ses potes, fait partie des jeunes d’El Baradei, un des opposants historiques d’Housni Moubarak. L’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a fait la majeure partie de sa carrière à l’étranger. </p></div>
<p style="text-align: justify;"><em>«On se contentera de 35% des voix aux prochaines législatives. Même si on en obtient plus»</em>, promet Ali Metwali Ahmed. Cheveux noirs, courts et aplatis sur le front, regard vif grossi par des lunettes rondes, le chercheur en histoire moderne de 24 ans est membre des controversés Frères musulmans. Aujourd’hui, le mouvement a déserté la place.<em> «On doit arrêter la révolte, elle va mener le pays au chaos»</em>, explique le militant. <em>«On doit se préparer pour les législatives.»</em> Le 28 janvier, les Frères musulmans ont défendu la place Tahrir aux côtés des manifestants.<em> «Nous avons joué un rôle déterminant. C’est la seule fois que nous sommes descendus dans la rue. Et nous avons renversé le pouvoir, grâce à Dieu.»</em> Aujourd’hui, loin de l’agitation de Tahrir, ils préparent les élections législatives et présidentielles prévues entre octobre et novembre prochains<strong><span style="color: #ff0000;">/AGO.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Le parti des Frères Musulmans</h1>
<p style="text-align: justify;">Les Frères musulmans l’avaient annoncé au lendemain de la révolution: ils ne présenteront aucun candidat à la présidentielle égyptienne. Pour les législatives, les ambitions sont différentes. <em>«On ne veut pas du monopole du pouvoir. 35% des sièges nous suffiront»,</em> affirme Ali Metwali Ahmed. A 24 ans, il est l’un des nombreux jeunes à avoir été séduit par le discours des Frères musulmans. «<em>Nous voulons rassurer les Egyptiens et laisser la chance aux petits partis pour qu’il y ait une représentativité de toute l’Egypte.»</em> Et pour cause: certains redoutent que le mouvement applique la loi islamique en Egypte et monopolise le pouvoir. En avril 2011, les Frères musulmans ont créé un parti politique: le Parti de la justice et de la liberté. <em>«Même s’il y a une crainte, énormément de personnes rejoignent toujours le parti. Dans mon quartier, deux cents jeunes viennent d’y adhérer»</em>, affirme fièrement le militant<span style="color: #ff0000;"><strong>/AGO.</strong></span></p>
<h1><span style="color: #ff0000;">Pour plus d&#8217;infos </span></h1>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;article publé dans El Watan du 29 juillet 2011, <a href="http://www.ir7al.info/?p=3467" target="_blank">Retour sur la place Tahrir pour sauver la révolution</a>.</p>
<p>Sur ir7al.info, <a href="http://www.ir7al.info/?p=2635" target="_blank">Retour à Tahrir pour sauver la révolution</a> et<a href="http://www.ir7al.info/?p=2703" target="_blank"> Un jour sur la place Tahrir</a> lors de la mobilisation du mois de juillet 2011 et <a href="http://www.youtube.com/watch?v=k-pKRCk9pgQ&amp;feature=player_embedded" target="_blank">le direct pour le journal de TV5 Monde.</a></p>
<p>Et le diaporama-photo, <a href="http://www.flickr.com/photos/60172377@N08/sets/72157627205191909/with/5992972365/" target="_blank">les révoltés d&#8217;Egypte</a>.</p>
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		<title>Retour sur la place Tahrir pour sauver la révolution</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 11:35:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sami Boukhelifa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Leurs rues]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Tahrir]]></category>

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		<description><![CDATA[EGYPTE. Les jeunes Egyptiens réclament la chute du maréchal Hussein Tantaoui, le haut responsable du Conseil suprême des armées. Les manifestants exigent aussi l&#8217;accélération des réformes démocratiques. Après les vendredis de la colère, ils ont baptisé cette nouvelle mobilisation les journées de la colère. Texte SAMI BOUKHELIFA, et ANTONINO GALOFARO, publié dans El Watan du 22 juillet 2011. Photos NICOLAS BURNENS Elles sont deux Egypte, la haute classe et «l&#8217;autre»&#8230; Elles ne se sont jamais côtoyées, sauf durant les manifestations de janvier et de février. A elles deux, elles ont renversé le régime de Moubarak. Aujourd&#8217;hui, elles se retrouvent de nouveau avec un ennemi commun : le Conseil suprême des armées. Asma Fawzi, 26 ans, campe sur la place Tahrir. Avec son amie, elles viennent des quartiers chics du Caire. «Le pouvoir est passé d&#8217;un pharaon à un autre. Nous refusons d&#8217;être dirigés par un militaire. Je suis heureuse de voir que tout le monde est d&#8217;accord sur ce point», explique-t-elle. Assise à sa droite, à même le sol, Masreyeh Abd El Azziz, 26 ans, est aussi là pour dire non aux militaires. «Moubarak est peut-être tombé, mais son régime est toujours en place, rien n&#8217;a réellement changé», précise la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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		</div>
<p><em><strong><span style="color: #ff0000;">EGYPTE.</span> Les jeunes Egyptiens réclament la chute du maréchal Hussein Tantaoui, le haut responsable du Conseil suprême des armées. Les manifestants exigent aussi l&#8217;accélération des réformes démocratiques. Après les vendredis de la colère, ils ont baptisé cette nouvelle mobilisation les journées de la colère.</strong></em><span id="more-3467"></span></p>
<p><strong>Texte <span style="color: #ff0000;">SAMI BOUKHELIFA, et ANTONINO GALOFARO,</span> publié dans <em>El Watan</em> du 22 juillet 2011.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Photos <span style="color: #ff0000;">NICOLAS BURNENS</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elles sont deux Egypte, la haute classe et «l&#8217;autre»&#8230; Elles ne se sont jamais côtoyées, sauf durant les manifestations de janvier et de février. A elles deux, elles ont renversé le régime de Moubarak. Aujourd&#8217;hui, elles se retrouvent de nouveau avec un ennemi commun : le Conseil suprême des armées. Asma Fawzi, 26 ans, campe sur la place Tahrir. Avec son amie, elles viennent des quartiers chics du Caire. <em>«Le pouvoir est passé d&#8217;un pharaon à un autre. Nous refusons d&#8217;être dirigés par un militaire. Je suis heureuse de voir que tout le monde est d&#8217;accord sur ce point»</em>, explique-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Assise à sa droite, à même le sol, Masreyeh Abd El Azziz, 26 ans, est aussi là pour dire non aux militaires. <em>«Moubarak est peut-être tombé, mais son régime est toujours en place, rien n&#8217;a réellement changé»</em>, précise la jeune fille. Non loin d&#8217;elles, au milieu du campement, Mohamed Wasf, 21 ans, se balade avec une pancarte collée sur son torse. Il y est écrit «Je ne bougerais pas d&#8217;ici». Il a planté sa tente il y a dix jours. Lui aussi souhaite en finir avec l&#8217;armée, mais comme les Egyptiens de «l&#8217;autre» classe, il a beaucoup d&#8217;exigences. <em>« Nous voulons que Moubarak et son gouvernement soient jugés et que les policiers qui ont tué des manifestants le soient aussi, affirme-t-il. Nous voulons une commission pour réguler les prix, que notre situation sociale s&#8217;améliore. C&#8217;était le but de notre révolution, aujourd&#8217;hui, ils veulent nous voler nos acquis»</em>, poursuit-il.</p>
<div id="attachment_3475" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/IMG_2075-copie.jpg"><img class="size-large wp-image-3475  " title="IMG_2075 - copie" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/IMG_2075-copie-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Les chebabs, ces jeunes révolutionnaires égyptiens dansent au cri de: “Le peuple veut la chute du régime”</p></div>
<h1><span style="color: #ff0000;"><strong>Melting-pot el Tahrir</strong></span></h1>
<p style="text-align: justify;">Depuis la chute de Hosni Moubarak, le 11 février dernier, il y a eu peu de rassemblements au Caire. <em>«Le gouvernement provisoire et l&#8217;armée ont trouvé la parade, s&#8217;exclame Islem Mohamed, 24 ans. Pour éviter que la colère ne monte et qu&#8217;on ne se rassemble les vendredis, ils annoncent des mesures populaires chaque jeudi»</em>, crie-t-il pour se faire entendre. Derrière lui, une marche s&#8217;entame, des jeunes scandent : «Le pouvoir militaire doit tomber, jamais le commandement militaire ne nous dirigera. Nous voulons sauver la révolution». Une autre marche croise leur chemin, celle des Frères musulmans. Ils arborent des pancartes sur lesquelles il est inscrit «La liberté ou la colère». Tout autour de la place Tahrir, plusieurs tribunes ont été érigées et chaque groupe a la sienne. Qu&#8217;ils viennent des quartiers riches, des quartiers pauvres, qu&#8217;ils soient musulmans ou chrétiens, ils sont tous animés de la même colère.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/IMG_2048-copie1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-3474" title="IMG_2048 - copie" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/12/IMG_2048-copie1-1024x682.jpg" alt="" width="717" height="477" /></a><br />
Ils réclament l&#8217;application des réformes démocratiques dans les plus brefs délais, le jugement de tous les anciens responsables et la chute du maréchal Hussein El Tantaoui. <em>«Il était le garant de la révolution, il nous a trahis»</em>, lâchent en chœur Ahmed Omar et Omar Saïd, deux jeunes de 17 ans. <em>«Notre colère ne baissera pas. Ils ont intérêt à répondre à nos exigences»</em>, concluent-ils. Pour calmer la révolte, les autorités égyptiennes ont annoncé samedi le limogeage de policiers soupçonnés d&#8217;avoir tué des manifestants. Trois jours après l&#8217;annonce, la place Tahrir est toujours noire de monde<span style="color: #ff0000;"><strong>/</strong><strong><span style="color: #ff0000;">SB.</span><br />
</strong></span></p>
<div id="attachment_2712" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/photo5.jpg"><img class="size-large wp-image-2712 " title="photo5" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/photo5-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Des groupes de discussions sur la place Tahrir au Caire.</p></div>
<h1><span style="color: #000000;"><strong>« Que se passe-t-il à Tahrir ? »</strong></span></h1>
<p style="text-align: justify;">Ils vivent et travaillent sur la rive ouest du Nil, dans le quartier huppé de Zamalek. Ils s’appellent Mohamed et Tarek, ils ont 25 ans et sont les patrons de leur société d’édition. Ils ne préfèrent pas le dire en public mais ils font partie des Égyptiens qui regrettent Housni Moubarek. Ils roulent en voitures de luxe et habitent de somptueuses maisons. Leur souci du moment : la révolution. <em>« Elle a ruiné notre business, franchement on été mieux sous Moubarek, </em>dit Mohamed en souriant.<em> Tarek, on était mieux avant, non ? », </em>demande-t-il à son ami qui acquiesce. Situé au dernier étage d’une résidence privée, leur bureau avec terrasse domine Zamalek.  Dos au Nil, ce qui se passe sur l’autre rive ne les intéresse pas.  <em>« Ils se révoltent toujours ? Que se passe-t-il à Tahrir ? »</em> s’interrogent les deux patrons. Leur réponse est toute trouvée : <em>« ce sont des voyous qui mettent la pagaille. » </em>Dans leur entourage, tout le monde pense la même chose. Leurs parents sont des privilégiés du système, ils fréquentent les hautes sphères de la société égyptienne. Aujourd’hui, la haute sphère a perdu ses acquis et le système pourrait se retourner contre eux. <em>« Pas de souci, il y a toujours une sortie de secours », </em>rigole Tarek<span style="color: #ff0000;"><strong>/</strong><strong>S.B.<br />
</strong></span></p>
<h1><strong><strong><span style="color: #ff0000;">Pour plus d&#8217;infos :</span></strong></strong></h1>
<p>Les reportages produits pour le journal du matin de la <a href="http://www.rsr.ch/#/info/dossiers/degage/" target="_blank">Radio Suisse Romande</a>:<a href="http://www.ir7al.info/?p=3125" target="_blank">Egypte, le grand défi des journalistes de la TV publique, </a><a href="http://www.ir7al.info/?p=2951" target="_blank">les militants du net égyptien ne baissent pas la garde</a>, <a href="http://www.ir7al.info/?p=3125" target="_blank">les jeunes égyptiens militent à tout va</a></p>
<p>L&#8217;article publé dans La Liberté du 29 juillet 2011, <a href="http://www.ir7al.info/?p=3471" target="_blank">la jeunesse égyptienne est dans la place</a>.</p>
<p>Sur ir7al.info, <a href="http://www.ir7al.info/?p=2635" target="_blank">Retour à Tahrir pour sauver la révolution</a> et<a href="http://www.ir7al.info/?p=2703" target="_blank"> Un jour sur la place Tahrir</a> lors de la mobilisation du mois de juillet 2011 et <a href="http://www.youtube.com/watch?v=k-pKRCk9pgQ&amp;feature=player_embedded" target="_blank">le direct pour le journal de TV5 Monde.</a></p>
<p>Et le diaporama-photo, <a href="http://www.flickr.com/photos/60172377@N08/sets/72157627205191909/with/5992972365/" target="_blank">les révoltés d&#8217;Egypte</a>.</p>
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		<title>« Nous avons peur d’une situation à l’iranienne »</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Oct 2011 13:07:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antonino Galofaro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Leur voix]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée constituante]]></category>
		<category><![CDATA[Constitution]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[Emna Ben Jeema]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[TUNISIE. Emna Ben Jeema renonce à la première élection libre de Tunisie. A une journée de l’élection de l’Assemblée constituante, le dimanche 23 octobre, la journaliste et blogueuse estime néanmoins le combat pour le droit des femmes plus que jamais crucial. Interview. Propos recueillis par ANTONINO GALOFARO Au lendemain de la Révolution de Jasmin, elle voulait y aller, participer à la rédaction de la nouvelle Constitution tunisienne. Elle devait donc se faire élire à l’Assemblée constituante le 23 octobre. Mais son combat est ailleurs. Sans compétences politiques, la journaliste et blogueuse Emna Ben Jeema préfère continuer de s’exprimer, en restant « indépendante et neutre ». Celle qui, la première, a relayé la mort par immolation de Mohamed Bouazizi, mettant ainsi le feu aux poudres tunisiennes, préfère rester parmi ceux qui « observent et dénoncent ». Quelle sera la place de la femme lors de l’élection de l’Assemblée constituante ? Il n’y aura pas beaucoup de femmes dans la Constituante. Pour présenter des listes électorales, il faut respecter la parité entre hommes et femmes. Elle n’a cependant pas été respectée dans les têtes de ces listes. Peu de femmes y trouvent une place. Finalement, si les Tunisiens votent pour les têtes de liste, il y aura [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #ff0000;">TUNISIE.</span> Emna Ben Jeema renonce à la première élection libre de Tunisie. A une journée de l’élection de l’Assemblée constituante, le dimanche 23 octobre, la journaliste et blogueuse estime néanmoins le combat pour le droit des femmes plus que jamais crucial. Interview.</strong><span id="more-3441"></span> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Propos recueillis par <span style="color: #ff0000;">ANTONINO GALOFARO</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au lendemain de la Révolution de Jasmin, elle voulait y aller, participer à la rédaction de la nouvelle Constitution tunisienne. Elle devait donc se faire élire à l’Assemblée constituante le 23 octobre. Mais son combat est ailleurs. Sans compétences politiques, la journaliste et blogueuse Emna Ben Jeema préfère continuer de s’exprimer, en restant « indépendante et neutre ».</p>
<p style="text-align: justify;">Celle qui, la première, a relayé la mort par immolation de Mohamed Bouazizi, mettant ainsi le feu aux poudres tunisiennes, préfère rester parmi ceux qui « observent et dénoncent ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/10/emnabenjeema.jpeg"><img class="size-full wp-image-3448 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="emnabenjeema" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/10/emnabenjeema.jpeg" alt="" width="515" height="322" /></a></p>
<h5 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong><em>Quelle sera la place de la femme lors de l’élection de l’Assemblée constituante ?</em></strong></span></h5>
<p style="text-align: justify;">Il n’y aura pas beaucoup de femmes dans la Constituante. Pour présenter des listes électorales, il faut respecter la parité entre hommes et femmes. Elle n’a cependant pas été respectée dans les têtes de ces listes. Peu de femmes y trouvent une place. Finalement, si les Tunisiens votent pour les têtes de liste, il y aura plus d’hommes que de femmes. Je crois qu’il n’y a qu’un parti qui a respecté la parité même en tête de liste, c’est le Pôle démocratique moderniste.</p>
<h5 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong><em>Est-ce un problème si les femmes ont moins de places que les hommes ?</em></strong></span></h5>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<h5 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong><em>En tant que femme, <strong><em>vous redoutez la participation de partis islamistes aux élections </em></strong>?</em></strong></span></h5>
<p style="text-align: justify;">Désormais, parmi les principales peurs, il y a celles de la régression et de la détérioration de la situation de la femme. Ces sont les propositions des partis islamistes qui font peur, entre autres, sur des sujets qui concernent les femmes. Nous avons des acquis et nous allons essayer de les préserver. Nous voulons évoluer, nous voulons plus. Le débat porte sur une égalité totale.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<h5 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong><em>Dans un pays où le droit des femmes a été défendu par le président Bourguiba </em>[Il promulgue en 1956 le code du statut personnel : une série de lois progressistes visant une égalité entre l’homme et la femme]<em>, puis par Ben Ali, vous pensez que même avec une élection d’islamistes, cette régression est réaliste ?</em></strong></span></h5>
<p style="text-align: justify;">Il y a beaucoup d’associations qui travaillent sur ce sujet, certaines travaillent même avec les Nations Unies. Des femmes oeuvrent jour et nuit pour pouvoir être certaines que cette situation ne se produise pas. Nous n’allons certainement pas nous laisser faire. C’est un travail sur le long terme.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong><em> </em></strong></p>
<h5 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong><em>La femme tunisienne, la plus moderne du monde arabe. C’est ce que revendiquait Ben Ali…</em></strong></span></h5>
<p style="text-align: justify;">Ben Ali a continué le processus entamé par Bourguiba, et ça, c’est positif pour nous. Mais il y a là une leçon à tirer pour l’Occident : Ben Ali vendait la Tunisie en disant : <em>« Regardez, nous sommes un pays arabe qui respecte la femme. »</em> C’est vrai, mais c’est grâce à Bourguiba. La femme tunisienne n’est pas seulement celle qui habite à Tunis, il y a aussi la femme rurale, qui souffre plus que l’homme. Il faudrait qu’à l’avenir, les responsables politiques se posent des questions au-delà de ce que leur montre un président.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est vrai que dans la pratique, la femme tunisienne a presque les mêmes droits que l’homme, mais il ne faut pas que l’on favorise un droit au détriment d’un autre : en Tunisie, il n’y a pas de justice social. Et là, il y a un problème.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Photo : <a href="http://www.leaders.com.tn/article/emna-ben-jemaa-pourquoi-je-n-ai-pas-pris-part-au-talk-show-avec-hillary-clinton" target="_blank">Leaders.com.tn</a></strong></em></p>
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		<title>Premiers soins à la frontière tuniso-libyenne</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 11:28:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sami Boukhelifa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Leurs rues]]></category>
		<category><![CDATA[Dehiba]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Médecins sans frontières]]></category>
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		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[TUNISIE. Des médecins libyens du monde entier se mobilisent. En provenance du Canada, des Etats-Unis et de toute l’Europe, ils ont élu domicile à Tataouine, dans le sud de la Tunisie. Ils viennent en aide à leurs compatriotes qui fuient la guerre et se réfugient dans le désert tunisien, à Dehiba et à Remada, où des camps de fortune ont été installés à proximité de la frontière libyenne. Textes SAMI BOUKHELIFA et NICOLAS BURNENS, publié dans El Watan, le mardi 19 juillet 2011. Photos NICOLAS BURNENS, avec ANTONINO GALOFARO Ils se connaissent à peine, mais viennent de parcourir ensemble les 500 kilomètres qui séparent Tunis de Tataouine. Les dix hommes sont médecins. Ils sont arrivés par avion le matin même à Tunis. A Tataouine, ils sont accueillis par le docteur Salah El Barouni. Lui aussi est médecin bénévole. Arrivé d’Irlande au mois d’avril, il s’est fixé un objectif : aider ses compatriotes dans les camps de réfugiés. «Au début, nous n’étions que deux mais ensuite notre nombre n’a cessé d’augmenter. Alors, nous avons décidé de lancer un site Internet où les médecins peuvent s’inscrire avant de venir, explique-t-il. Ça nous a permis de mieux nous organiser. Aujourd’hui, on a deux équipes, une permanente avec des médecins de Libye, et une autre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #ff0000;">TUNISIE.</span> Des médecins libyens du monde entier se mobilisent. En </strong><strong>provenance du Canada, des Etats-Unis et de toute l’Europe, ils ont </strong><strong>élu domicile à Tataouine, dans le sud de la Tunisie. Ils viennent en </strong><strong>aide à leurs compatriotes qui fuient la guerre et se réfugient dans </strong><strong>le désert tunisien, à Dehiba et à Remada, où des camps de fortune </strong><strong>ont été installés à proximité de la frontière libyenne.<span id="more-3420"></span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Textes <span style="color: #ff0000;">SAMI BOUKHELIFA <span style="color: #000000;">et <span style="color: #ff0000;">NICOLAS BURNENS</span></span></span>, publié dans <em>El Watan</em>, le mardi 19 juillet 2011.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Photos <span style="color: #ff0000;">NICOLAS BURNENS<span style="color: #000000;">, avec <span style="color: #ff0000;">ANTONINO GALOFARO</span></span></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ils se connaissent à peine, mais viennent de parcourir ensemble les 500 kilomètres qui séparent Tunis de Tataouine. Les dix hommes sont médecins. Ils sont arrivés par avion le matin même à Tunis. A Tataouine, ils sont accueillis par le docteur Salah El Barouni. Lui aussi est médecin bénévole. Arrivé d’Irlande au mois d’avril, il s’est fixé un objectif : aider ses compatriotes dans les camps de réfugiés.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Au début, nous n’étions </em><em>que deux mais ensuite notre nombre n’a </em><em>cessé d’augmenter. Alors, nous avons </em><em>décidé de lancer un site Internet où les </em><em>médecins peuvent s’inscrire avant de </em><em>venir</em>, explique-t-il. <em>Ça nous a permis </em><em>de mieux nous organiser. Aujourd’hui, </em><em>on a deux équipes, une permanente avec </em><em>des médecins de Libye, et une autre avec </em><em>des médecins d’un peu partout»</em>, poursuit fièrement le docteur El Barouni. Leur QG tunisien est un hôtel loué entièrement par un avocat londonien d’origine libyenne.</p>
<div id="attachment_3422" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photolibyen11.png"><img class="size-large wp-image-3422  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Ihab est jeune médecin et Mohaned est coordinateur dans une association qui aide des réfugiés libyens. Ils sont de Tripoli. Basés à Tataouine, ils interviennent notamment dans les camps." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photolibyen11-1024x681.png" alt="Ihab est jeune médecin et Mohaned est coordinateur dans une association qui aide des réfugiés libyens. Ils sont de Tripoli. Basés à Tataouine, ils interviennent notamment dans les camps." width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Ihab est jeune médecin et Mohamed est coordinateur dans une association qui aide des réfugiés libyens. Ils sont de Tripoli. Basés à Tataouine, ils interviennent notamment dans les camps./NBS</p></div>
<p style="text-align: justify;">Pas le temps de souffler, à peine arrivés une première réunion est organisée. Saleh El Barouni confie des missions aux nouveaux arrivants. <em>«L’équipe qui vient d’arriver </em><em>est composée de généralistes. Il y a </em><em>aussi un cardiologue, un ophtalmologue </em><em>et un dentiste»</em>, se réjouit-il en organisant le planning. <em>«Demain, ils iront tous à Dehiba </em><em>»</em>, poursuit le médecin-chef.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Dehiba : du vent et du sable</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;">Sous un soleil de plomb et au milieu d’une mini-tornade de poussière, les docteurs enfilent leurs blouses blanches. Ils se dispersent. Les consultations ont lieu sous les tentes des réfugiés. Seule le docteur Djamila Issaoui, chirurgien-dentiste à Londres, a droit à un cabinet de fortune. Masque sur le visage, elle enfile ses gants en latex et reçoit son premier patient. Mohamed a 12 ans. <em>«Regardez, </em><em>je dois le soigner sur une </em><em>chaise! Je fais tout mon possible </em><em>auprès du Croissant-Rouge, de la </em><em>Croix-Rouge et de l’Unicef pour </em><em>obtenir un fauteuil de dentiste»</em>, s’insurge-t-elle.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Dans de telles conditions, </em><em>c’est un miracle qu’il n’y ait pas </em><em>plus de maladies.</em>»</p>
</blockquote>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Aâref Mohamed, médecin aux Emirats arabes unis</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant dans le camp, se faire soigner les dents est le dernier souci des réfugiés. <em>«Ce qui manque le plus, </em>insiste Mohamed Ihab, un jeune médecin de Tripoli<em>, ce sont les médicaments.» </em>En nage, stéthoscope à la main, il traverse le camp pour en trouver. <em>«Il nous faut des </em><em>antidépresseurs, beaucoup de patients </em><em>en ont besoin dans le camp, </em>dit le jeune homme essoufflé.<em> C’est vraiment difficile </em><em>de s’en procurer. Même si les Tunisiens </em><em>font de leur mieux pour nous aider.»</em></p>
<p style="text-align: center;"><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<div id="attachment_3425" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><em><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photolibyen12.png"><img class="size-large wp-image-3425  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Jamila Issaoui, dentiste libyenne basée en Grande-Bretagne a laissé son cabinet une dizaine de jours pour cette pièce de fortune. Elle manque de tout, notamment d’une fraiseuse performante." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photolibyen12-1024x670.png" alt="Jamila Issaoui, dentiste libyenne basée en Grande-Bretagne a laissé son cabinet une dizaine de jours pour cette pièce de fortune. Elle manque de tout, notamment d’une fraiseuse performante." width="553" height="362" /></a></em><p class="wp-caption-text">Jamila Issaoui, dentiste libyenne basée en Grande-Bretagne a laissé son cabinet une dizaine de jours pour cette pièce de fortune. Elle manque de tout, notamment d’une fraiseuse performante./AGO</p></div>
<p><em> </em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>«Le désert nous rend fous»</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;">Tente après tente, le docteur Aâref Mohamed, médecin aux Emirats arabes unis, soigne les petits bobos. Il juge la situation sanitaire stable. <em>«Dans de telles conditions, </em><em>c’est un miracle qu’il n’y ait pas </em><em>plus de maladies</em>», constate-t-il, avant de poursuivre sa tournée. En plein vent de sable qui ne faiblit que rarement, ils sont 830 réfugiés à vivre dans une situation très difficile. Beaucoup d’enfants ont fait des dépressions nerveuses.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Il </em><em>est jeune, c’est un collégien, il a perdu la </em><em>raison. Il ne fait que pleurer et crier, le </em><em>désert nous rend tous fous.»</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Messaouda Ali Ahmed, mère de famille réfugiée à Dehiba</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Messaouda Ali Ahmed est la mère de l’un d’eux. <em>«Il </em><em>est jeune, c’est un collégien, il a perdu la </em><em>raison. Il ne fait que pleurer et crier, le </em><em>désert nous rend tous fous, </em>s’alarme-telle. <em>Son père n’est pas là pour s’occuper </em><em>de lui, il est au front.» </em>Comme elle, toutes les Libyennes du camp sont seules pour s’occuper de leurs enfants. Tous les hommes combattent en Libye. Pour pallier le problème des dépressions, les médecins ont aménagé une école avec une cour de récréation. <em>«C’est tout ce qu’on peut leur </em><em>offrir pour le moment»</em>, conclut, amèrement, Saleh El Barouni, le médecin-chef.<strong><span style="color: #ff0000;">/SB</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;"> </span></strong></p>
<div id="attachment_3426" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><strong><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photolibyen9.png"><img class="size-large wp-image-3426  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Le camp de Dehiba, tenu par les Emirats arabes Unis est celui qui est le plus près de la frontière. Il y a une centaine de tentes." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photolibyen9-1024x681.png" alt="Le camp de Dehiba, tenu par les Emirats arabes Unis est celui qui est le plus près de la frontière. Il y a une centaine de tentes." width="553" height="368" /></a></strong><p class="wp-caption-text">Le camp de Dehiba, tenu par les Emirats arabes unis, est celui qui est le plus près de la frontière. Il y a une centaine de tentes./NBS</p></div>
<h1 style="text-align: justify;"><strong>Ces Tunisiens qui soignent les réfugiés libyens</strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Accroupi, Nasser Naciri écoute attentivement. Il est psychologue. En face de lui, une réfugiée libyenne. Elle souhaite garder l’anonymat par peur de représailles contre sa famille restée à Nalout, à 60 km de la frontière. Une ville aujourd’hui aux mains des rebelles. <em>«Cela fait </em><em>trois mois que nous sommes </em><em>ici. Nous restons entre </em><em>femmes. Tous nos hommes </em><em>sont au front. Nous sommes </em><em>fatiguées, </em>explique-t-elle. <em>Nous souhaiterions rentrer en </em><em>Libye, mais malheureusement, </em><em>c’est impossible. Il y a des </em><em>bombardements et des obus qui </em><em>nous tombent sur la tête.»</em></p>
<p style="text-align: center;"><em> </em></p>
<div id="attachment_3429" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><em><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photolibyen2.png"><img class="size-large wp-image-3429 " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Nasser Nciri est un psychologue tunisien de 31 ans. Il travaille pour Médecins sans frontières (MSF) depuis sept mois, notamment dans le dispensaire de Maz Touria à 15 kilomètres de Tataouine. Plus de 300 familles libyennes vivent dans la localité. " src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photolibyen2-1024x681.png" alt="Nasser Nciri est un psychologue tunisien de 31 ans. Il travaille pour Médecins sans frontières (MSF) depuis sept mois, notamment dans le dispensaire de Maz Touria à 15 kilomètres de Tataouine. Plus de 300 familles libyennes vivent dans la localité. " width="614" height="409" /></a></em><p class="wp-caption-text">Nasser Nciri est un psychologue tunisien de 31 ans. Il travaille pour Médecins sans frontières (MSF) depuis sept mois, notamment dans le dispensaire de Maz Touria à 15 kilomètres de Tataouine. Plus de 300 familles libyennes vivent dans la localité./NBS</p></div>
<p style="text-align: justify;"><em> </em>Nous sommes dans le dispensaire de Maztouria, à 15 km de Tataouine. Ici, les réfugiés reçoivent des soins gratuits. Plus de 300 familles libyennes vivent dans la localité. Nasser Naciri travaille depuis sept mois pour Médecins sans frontières (MSF), qui emploie une quinzaine de Tunisiens dans la région. <em>«Je fais une </em><em>collecte d’informations sur leur </em><em>état émotionnel pour voir quels </em><em>sont leurs besoins»</em>, précise le psychologue de 31 ans. Selon Halim Boubarak, médecin, <em>«quand ils ont fui, les réfugiés </em><em>n’ont pas pu emporter leurs </em><em>dossiers médicaux. Toute la </em><em>prise en charge est à refaire. </em><em>Nous ne disposons pas des </em><em>renseignements cliniques </em><em>nécessaires». </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em>Manel Boualag est aussi psychologue. Venue de Tunis, elle travaille à Remada, l’autre camp de réfugiés du Sud. <em>«Nous faisons en sorte que </em><em>les réfugiés dévoilent leurs </em><em>angoisses. Nous abordons </em><em>certains sujets pour les pousser </em><em>à s’en décharger par la parole»</em>, détaille-t-elle, assise sous une tente où la chaleur est étouffante. A ses côtés, Aïcha Amar. Elle est mère de trois enfants dont deux garçons qui sont au front : <em>«Les premiers jours, quand je </em><em>suis arrivée avec mes filles, on </em><em>ignorait tout des Tunisiens et de </em><em>leur armée. On était effrayées. </em><em>Mais finalement, on a été bien </em><em>accueillies et, aujourd’hui, </em><em>on dort la tente ouverte.» </em>Remada compte 800 réfugiés. Pour beaucoup d’entre eux, le retour est tout simplement impossible. Leurs maisons ont été détruites. Ils n’ont plus où aller.<strong><span style="color: #ff0000;">/NBS</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ff0000;"> </span></strong></p>
<div id="attachment_3431" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><strong><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photolibyen8.png"><img class="size-large wp-image-3431  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Les psychologues de Médecins sans frontières (MSF) apportent une aide psychologique aux réfugiés. Ils organisent aussi des ateliers." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photolibyen8-1024x683.png" alt="Les psychologues de Médecins sans frontières (MSF) apportent une aide psychologique aux réfugiés. Ils organisent aussi des ateliers." width="553" height="369" /></a></strong><p class="wp-caption-text">Les psychologues de Médecins sans frontières apportent une aide psychologique aux réfugiés. Ils organisent aussi des ateliers./NBS</p></div>
<h2 style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff0000;">Pour plus d&#8217;infos</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les reportages produits pour le journal du matin de la <a href="http://www.rsr.ch/#/info/dossiers/degage/" target="_blank">Radio Suisse Romande</a>: <a href="http://www.ir7al.info/?p=2936" target="_blank">Ces médecins libyens qui se mobilisent à la frontière tunisienne</a> et <a href="http://www.ir7al.info/?p=2931" target="_blank">Ces Tunisiens au secours des réfugiés libyens</a>.</span><strong><span style="color: #ff0000;"><br />
</span></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Ces Tunisiens morts pour la liberté</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=3396</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=3396#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Sep 2011 12:54:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Burnens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Leurs rues]]></category>
		<category><![CDATA[Martyr]]></category>
		<category><![CDATA[révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[TUNISIE. Durant la révolution, des dizaines de jeunes ont été abattus par des policiers en Tunisie. Des familles se battent pour que justice soit rendue. Texte NICOLAS BURNENS, publié dans La Liberté, le mardi 19 juillet 2011. Photos NICOLAS BURNENS, avec ANTONINO GALOFARO Mohamed El Talbi regardait la télévision quand il s’est vidé de son sang devant sa mère le 13 janvier 2011, la veille de la fuite du président Zine el-Abidine Ben Ali. «Dehors, il y avait des manifestations, se rappelle sa mère, Nadjet. Les balles fusaient de partout. Les gens couraient dans tous les sens.» Tué par une balle perdue, son fils est devenu l’un des «martyrs de la révolution». Elle est rentrée dans sa nuque et est ressortie de l’autre côté. Je suis sortie pour demander de l’aide aux policiers. Je les ai suppliés de m’aider. Ils m’ont dit: “Laisse-le crever.”» Nadjet, mère d&#8217;un «martyr de la révolution» Comme Nadjet, elles sont une dizaine de mères à s’être rassemblées sur la place des droits de l’homme à Tunis. Le gouvernement leur a proposé 20&#8217;000 dinars d’indemnisation, soit 14&#8217;000 francs suisses. Mais la colère est toujours là. «Ce que je demande, c’est que celui qui a tué mon fils subisse le même châtiment. Il ne sait pas le mal qu’il m’a fait.» «Pas mort pour rien» Helmi Manai a été abattu par balles, avenue de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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		</div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #ff0000;">TUNISIE.</span> Durant la révolution, des dizaines de jeunes ont été abattus par </em></strong><strong><em>des policiers en Tunisie. Des familles se battent pour que justice soit rendue.<span id="more-3396"></span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Texte <span style="color: #ff0000;">NICOLAS BURNENS</span>, publié dans <a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/laliberte_routedejasmin2.pdf" target="_blank"><em>La Liberté</em>, le mardi 19 juillet 2011</a>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Photos <span style="color: #ff0000;">NICOLAS BURNENS<span style="color: #000000;">,</span></span> avec <span style="color: #ff0000;">ANTONINO GALOFARO</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mohamed El Talbi regardait la télévision quand il s’est vidé de son sang devant sa mère le 13 janvier 2011, la veille de la fuite du président Zine el-Abidine Ben Ali. <em>«Dehors, il y avait des manifestations</em>, se rappelle sa mère, Nadjet. <em>Les balles fusaient de partout. Les gens couraient dans tous les sens.»</em> Tué par une balle perdue, son fils est devenu l’un des «martyrs de la révolution».</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Elle est rentrée dans sa nuque et est ressortie de l’autre côté. Je suis sortie pour demander de l’aide aux policiers. Je les ai suppliés de m’aider. Ils m’ont dit: </em>“Laisse-le crever.”<em>» </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Nadjet, mère d&#8217;un «martyr de la révolution»</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em></p>
<div id="attachment_3401" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photo5.png"><img class="size-large wp-image-3401  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Saïda raconte son histoire à qui veut l’entendre. Elle a perdu son fils durant la révolution, tué par un sniper sur l’avenue de Lyon à Tunis le 13 janvier 2011." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photo5-1024x684.png" alt="Saïda raconte son histoire à qui veut l’entendre. Elle a perdu son fils durant la révolution, tué par un sniper sur l’avenue de Lyon à Tunis le 13 janvier 2011." width="553" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">Saïda raconte son histoire à qui veut l’entendre. Elle a perdu son fils durant la révolution, tué par un sniper sur l’avenue de Lyon à Tunis le 13 janvier 2011./AGO</p></div>
<p></em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">Comme Nadjet, elles sont une dizaine de mères à s’être rassemblées sur la place des droits de l’homme à Tunis. Le gouvernement leur a proposé 20&#8217;000 dinars d’indemnisation, soit 14&#8217;000 francs suisses. Mais la colère est toujours là. <em>«Ce que je demande, c’est que celui qui a tué mon fils subisse le même châtiment. Il ne sait pas le mal qu’il m’a fait.»</em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>«Pas mort pour rien»</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;">Helmi Manai a été abattu par balles, avenue de Lyon à Tunis. <em>«Je ne veux pas que nos enfants soient morts pour rien: il y a eu une révolution»</em>, crie Saïda, assise dans sa tente. Six mois après le soulèvement, aucune enquête n’a été ouverte.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>S’il le faut, je camperai devant le Ministère de l’intérieur. C’est eux qui ont tué mon fils.» </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Saïda, <em>mère d&#8217;un «martyr de la révolution»</em></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">A Tunis, 47 personnes ont été tuées par arme à feu. Mais c’est à l’intérieur des terres que l’on compte le plus de martyrs, dont une soixantaine rien qu’à Kasserine, près de Sidi Bouzid. A Tataouine, ancienne capitale du tourisme au Sud, ils sont trois à avoir été tués par le même policier, le 13 janvier 2011 devant le commissariat. Chacun avait essayé de porter secours à l’autre.</p>
<div id="attachment_3402" class="wp-caption aligncenter" style="width: 475px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photo1.png"><img class="size-full wp-image-3402" title="Abdullah Daghim, 78 ans, est père de dix enfants. Le 13 janvier 2011, il a perdu Mohamed, l’un de ses fils, tué lors d’une manifestation à Tataouine, dans le sud de la Tunisie. Il avait 17 ans." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photo1.png" alt="Abdullah Daghim, 78 ans, est père de dix enfants. Le 13 janvier 2011, il a perdu Mohamed, l’un de ses fils, tué lors d’une manifestation à Tataouine, dans le sud de la Tunisie. Il avait 17 ans." width="465" height="701" /></a><p class="wp-caption-text">Abdullah Daghim, 78 ans, est père de dix enfants. Le 13 janvier 2011, il a perdu Mohamed, l’un de ses fils, tué lors d’une manifestation à Tataouine, dans le sud de la Tunisie. Il avait 17 ans./NBS</p></div>
<p style="text-align: justify;">Abdullah Daghim, 78 ans, a perdu l’un de ses cinq fils. Il est assis dans le salon familial, le rapport du médecin légiste à la main. <em>«Il n’a fait qu’accomplir son devoir. Il manifestait pour la liberté. Le jour de ses obsèques, les gens m’ont présenté leurs condoléances. Je leur ai dit: </em>“félicitez-moi, mon fils est un martyr”<em>.»</em> Une balle l’a atteint au flanc, une seconde à l’estomac et au foie. Mohamed est décédé à l’hôpital.</p>
<p style="text-align: justify;">Zakaria Ben Saleh a retrouvé son frère gisant dans la rue, abattu d’une balle dans la tête. C’est le second martyr de Tataouine. <em>«J’étais choqué. J’ai dit que je ne connaissais pas cette personne. La balle l’a atteint au front et on ne reconnaissait plus ses traits. J’étais en colère. Je voulais tuer le premier policier. Heureusement, on m’a retenu»</em>, témoigne-t-il, entouré de sa famille.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>«Comme martyr»</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;">Aawatif, sa soeur, pleure toujours son frère. <em>«Nous voulons juste une reconnaissance. C’est la moindre des choses. Qu’il soit au moins reconnu comme les martyrs des autres régions. On dirait qu’ils n’ont jamais existé. Nous sommes rien du tout»</em>, lâche-t-elle, entrecoupée de sanglots. A Tataouine, le policier qui a ouvert le feu le 13 janvier court toujours. Comme des dizaines d’autres dans toute la Tunisie.</p>
<div id="attachment_3403" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photo3.png"><img class="size-large wp-image-3403  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="A Tataouine, trois jeunes ont été tués le même jour. Six mois après la révolution, la famille Ben Saleh porte toujours son deuil. A gauche, son frère Zakaria et sa sœur Awatif. " src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photo3-1024x684.png" alt="A Tataouine, trois jeunes ont été tués le même jour. Six mois après la révolution, la famille Ben Saleh porte toujours son deuil. A gauche, son frère Zakaria et sa sœur Awatif. " width="553" height="369" /></a><p class="wp-caption-text">A Tataouine, trois jeunes ont été tués le même jour. Six mois après la révolution, la famille Ben Saleh porte toujours son deuil. A gauche, son frère Zakaria et sa sœur Awatif./NBS</p></div>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;">Pour plus d&#8217;infos</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 13px; font-weight: normal;">Le reportage produit pour le journal du matin de la <a href="http://www.rsr.ch/#/info/dossiers/degage/" target="_blank">Radio Suisse Romande</a>: <a href="http://www.ir7al.info/?p=2920" target="_blank">Les familles de la révolution tunisienne demande justice</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Et l&#8217;article multimédia sur le sit-in de la place des Droits de l&#8217;homme à Tunis: <a href="http://www.ir7al.info/?p=2588" target="_blank">&laquo;&nbsp;Al Massir&nbsp;&raquo;, la révolution de la dernière heure</a>.</p>
<div id="attachment_3404" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photo4.png"><img class="size-large wp-image-3404  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Sur la place des droits de l’Homme à Tunis, des mères de victimes campent nuit et jour pour demander que les coupables soient jugés." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/photo4-1024x669.png" alt="Sur la place des droits de l’Homme à Tunis, des mères de victimes campent nuit et jour pour demander que les coupables soient jugés." width="553" height="361" /></a><p class="wp-caption-text">Sur la place des droits de l’Homme à Tunis, des mères de victimes campent nuit et jour pour demander que les coupables soient jugés./NBS</p></div>
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		<title>Des couleurs révolutionnaires sur les murs de Ben Ali</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 13:19:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antonino Galofaro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Leurs rues]]></category>
		<category><![CDATA[Belhassen Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Graffiti]]></category>
		<category><![CDATA[Meen-one]]></category>
		<category><![CDATA[Sk-one]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[TUNISIE. Limités dans leur expression sous le régime de l’ancien président tunisien, les graffeurs tunisois Sk-one et Meen-one profitent de sa chute pour tagguer les résidences des membres de son clan. Aujourd’hui, celle de son beau-frère, Belhassen Trabelsi. Texte et photos ANTONINO GALOFARO, publié dans El Watan Week-end, le vendredi 15 juillet 2011. «C’est un plaisir d’attaquer leur ex-royaume. C’est devenu notre paradis : celui des graffeurs.» Une immense bâtisse abandonnée. Plus de fenêtres, plus de meubles. Ne restent que les murs blancs, quand des pans entiers n’ont pas été défoncés. Tout n’est plus que ruine, vestige d’un riche «royaume» subitement effondré. Bienvenue dans le palais de Belhassen Trabelsi. Cinq rayons rouge sang illuminent le coin inférieur gauche d’un mur blanc resté intact. De ces traits, Meen-one tire avec sa bombe noire des flèches arquées. «Maintenant, on peut tagguer où on veut, poursuit l’artiste de 22 ans. Mais rien n’a changé. Ben Ali est l’une des raisons qui m’a poussé vers le graffiti.» Le régime tombé, il utilise toujours cet art pour attaquer le système : «Les messages derrière mes graffitis insinuent qu’on résiste, qu’on est là. Sous Ben Ali, je dessinais des poupées vaudous. Avec leurs bouches cousues, elles symbolisent l’impossibilité de s’exprimer. Elles traduisent mon désaccord avec le régime.» Art révolutionnaire Avant le 14 janvier, jour du départ de Ben Ali, la petite ouverture béante dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #ff0000;">TUNISIE. </span>Limités dans leur expression sous le régime de l’ancien président tunisien, les graffeurs tunisois Sk-one et Meen-one profitent de sa chute pour tagguer les résidences des membres de son clan. Aujourd’hui, celle de son beau-frère, Belhassen Trabelsi.<span id="more-3371"></span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Texte et photos <span style="color: #ff0000;">ANTONINO GALOFARO</span>, publié dans <em><a href="http://elwatan.com/weekend/magazine/geo/tunisie-des-couleurs-revolutionnaires-sur-les-murs-de-ben-ali-15-07-2011-132741_196.php" target="_blank">El Watan Week-end</a></em>, le vendredi 15 juillet 2011.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>«C’est un plaisir d’attaquer leur ex-royaume</em>. <em>C’est devenu notre paradis : celui des graffeurs.» </em>Une immense bâtisse abandonnée. Plus de fenêtres, plus de meubles. Ne restent que les murs blancs, quand des pans entiers n’ont pas été défoncés. Tout n’est plus que ruine, vestige d’un riche «royaume» subitement effondré. Bienvenue dans le palais de Belhassen Trabelsi.</p>
<div id="attachment_2607" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/IMG_3072.jpg"><img class="size-large wp-image-2607  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Meen-one, Tunisois de 22 ans, taggue depuis l’âge de 10 ans. Il a été inspiré par son frère, «Tagueur vandale», à la retraite." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/IMG_3072-1024x682.jpg" alt="Meen-one, Tunisois de 22 ans, taggue depuis l’âge de 10 ans. Il a été inspiré par son frère, «Tagueur vandale», à la retraite." width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Meen-one, Tunisois de 22 ans, taggue depuis l’âge de 10 ans. Il a été inspiré par son frère, «tagueur vandale», à la retraite.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Cinq rayons rouge sang illuminent le coin inférieur gauche d’un mur blanc resté intact. De ces traits, Meen-one tire avec sa bombe noire des flèches arquées. <em>«Maintenant, on </em><em>peut tagguer où on veut, </em>poursuit l’artiste de 22 ans. <em>Mais rien n’a changé. Ben Ali est l’une des </em><em>raisons qui m’a poussé vers le graffiti.» </em>Le régime tombé, il utilise toujours cet art pour attaquer le système : <em>«Les messages derrière mes graffitis </em><em>insinuent qu’on résiste, qu’on est là. Sous Ben Ali, </em><em>je dessinais des poupées vaudous. Avec leurs </em><em>bouches cousues, elles symbolisent l’impossibilité </em><em>de s’exprimer. Elles traduisent mon désaccord </em><em>avec le régime.»</em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Art révolutionnaire</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;">Avant le 14 janvier, jour du départ de Ben Ali, la petite ouverture béante dans les remparts qui entourent la demeure n’existait pas. Un vendredi de juillet, Meen-one s’y glisse avec une dizaine d’autres artistes. Après une brève visite des trois étages de la baraque, il choisit son mur, face à la cour devant l’entrée, et joue directement de ses bombes rouge et noir.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Mes graffitis ne sont pas </em><em>décoratifs ni fun, avec plein de couleurs. C’est un </em><em>style très hardcore, qui n’est pas lisible.» </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Meen-one, graffeur tunisois</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em>Avant d’appliquer une laque sur un graffiti encore difficile à cerner, Meen-one fume une cigarette, debout, sur ce qui était le cadre d’une baie vitrée. Face à lui, son oeuvre à moitié achevée : une explosion de courbes et de flèches.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces couleurs, </em><em>le rouge, le noir et le gris font de cet art un art </em><em>révolutionnaire.»</em></p>
</blockquote>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Griffer les murs des Trabelsi</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;">Le trait est tout autre, sa signification aussi. La toile, elle, est toujours la résidence de Belhassen Trabelsi. Sur une surface de deux mètres sur trois, le plan est déjà posé : une signature, «Sk-one», écrite avec des traits eux aussi arrondis. <em>«Je suis </em><em>passé par là</em>, plaisante le graffeur de 27 ans. <em>Ce </em><em>n’est pas une maison, c’est un palais. C’est </em><em>vraiment inspirant.» </em>Passé par là, peut-être, mais dans le salon du beau-frère de Ben Ali, pas de politique. <em>«Ça ne m’intéresse pas. Je préfère faire </em><em>ce que j’aime»</em>, explique Sk-one, en remplissant d’orange la première lettre de son nom d’artiste.</p>
<div id="attachment_2609" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/IMG_3079.jpg"><img class="size-large wp-image-2609  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Le graffeur tunisien Hafedh, alias Sk-one." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/IMG_3079-1024x682.jpg" alt="Le graffeur tunisien Hafedh, alias Sk-one." width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Le graffeur tunisien Hafedh, alias Sk-one.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Loin de la politique, mais sous Ben Ali, elle rattrape le graffeur : <em>«Je me demandais quand </em><em>même si ce que je faisais allait choquer ou </em><em>déranger. Maintenant, je ne pense plus. Je n’ai pas </em><em>de limites.» </em>Une limite, les graffeurs en ont cependant rencontré une à l’arrivée. Cinq bombes ont été perdues dans un puits, devant l’ouverture traversée deux heures plus tôt. <em>«Ce n’est pas grave, </em><em>cinq bombes, ce n’est rien»</em>, relativise Sk-one. Cette perte est pourtant symbolique du graffiti en Tunisie.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les graffeurs luttaient pour leur liberté d’expression sous Ben Ali, c’est une lutte matérielle qu’ils mènent aujourd’hui. <em>«On n’a pas le matériel </em><em>nécessaire ni la bonne qualité des bombes, </em>déplore Meen-one. <em>On ne trouve pas les moyens, mais on se </em><em>débrouille avec ce qu’on a. On mixe par exemple </em><em>des bombes importées avec celles qu’on achète ici </em><em>pour peindre des graffitis de plus ou moins haute </em><em>qualité.» </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em>Sk-one est pourtant le premier graffeur à avoir été exposé en Tunisie. Douze de ses toiles ont été accrochées dans une galerie de La Marsa, au nord de Tunis. La moitié d’entre elles ont été vendues. Les deux artistes ne désespèrent pas, le graffiti tunisien gagne en popularité.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Quand j’ai </em><em>commencé, j’avais l’impression d’être le seul à </em><em>tagguer en Tunisie. </em><em>Mais même si </em><em>ça prend du temps, c’est en train de changer.» </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Sk-one, graffeur tunisois</strong></em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/IMG_3107.png"><img class="size-large wp-image-3381 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="IMG_3107" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/IMG_3107-1024x681.png" alt="" width="553" height="368" /></a></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Pour plus d&#8217;infos</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;">La galerie de photos: <a href="http://www.ir7al.info/?p=2598" target="_blank">Des graffeurs chez les Trabelsi</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et le reportage produit pour le journal du matin de la <a href="http://www.rsr.ch/#/info/dossiers/degage/" target="_blank">Radio Suisse Romande</a> et pour <a href="http://www.lemouv.com/emission/le-7-9-0" target="_blank">Le 7-9 de l&#8217;été du Mouv&#8217;</a> (Radio France): <a href="http://www.ir7al.info/?p=2846" target="_blank">Des graffitis révolutionnaires sur les murs de Ben Ali</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La jeunesse perdue d&#8217;Algérie</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=3306</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=3306#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2011 13:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sami Boukhelifa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Leurs rues]]></category>
		<category><![CDATA[Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie Pacifique]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Menadi]]></category>
		<category><![CDATA[Bal el-Oued]]></category>
		<category><![CDATA[Les Jeunes du 8 mai]]></category>

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		<description><![CDATA[ALGÉRIE. Sept mois après la révolution, la situation n’a pas changé pour les jeunes, qui n’entrevoient pas d’avenir. Reportage à Bab el-Oued, quartier historique d’Alger. Texte SAMI BOUKHELIFA, publié dans La Liberté, le mardi 12 juillet 2011. Photos NICOLAS BURNENS Le soleil se couche sur la capitale algérienne. Sur les hauteurs, Notre-Dame d’Afrique veille sur les habitants de Saint-Eugène et de Bab el-Oued. Sur les murs de la basilique il est inscrit: «Notre-Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les musulmans.» Mais à Bab el-Oued, «cela fait longtemps que les prières ne sont plus exaucées», explique Azzedine, 28 ans. En janvier, il n’a pas participé aux manifestations qui ont dégénéré en émeutes. «Je savais que ça ne changerait rien», dit-il sur le pas de porte du cybercafé du quartier. Un local de neuf mètres carrés, où le jeune Algérois vit depuis six ans. «Je travaille ici, je mange ici et je dors ici en même temps, raconte-t-il, le regard baissé. Je ne peux pas aller chez mes parents, c’est à peine s’il y a de la place pour eux et mes soeurs.» Des démunis heureux Il y a deux ans, Azzedine avait encore de l’espoir. Il a investi toutes ses économies dans une prothèse oculaire. «Avec un physique présentable, j’espérais trouver un travail respectable, avoue-t-il. Personne n’a voulu de moi», conclut celui qui se définit comme un «clandestin» dans son propre pays. Personne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #ff0000;">ALGÉRIE.</span> Sept mois après la révolution, la situation n’a pas changé pour les </em></strong><strong><em>jeunes, qui n’entrevoient pas d’avenir. Reportage à Bab el-Oued, quartier historique d’Alger.<span id="more-3306"></span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Texte <span style="color: #ff0000;">SAMI BOUKHELIFA</span>, publié dans <a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/01Laliberte.pdf" target="_blank"><em>La Liberté</em>, le mardi 12 juillet 2011</a>. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Photos <span style="color: #ff0000;">NICOLAS BURNENS</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le soleil se couche sur la capitale algérienne. Sur les hauteurs, Notre-Dame d’Afrique veille sur les habitants de Saint-Eugène et de Bab el-Oued. Sur les murs de la basilique il est inscrit: <em>«Notre-Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les musulmans.»</em> Mais à Bab el-Oued, <em>«cela fait longtemps que les prières ne sont plus exaucées»</em>, explique Azzedine, 28 ans.</p>
<div id="attachment_3356" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/babeloued6.png"><img class="size-large wp-image-3356  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Azzedine, 28 ans est sans travail. En janvier, il n’a pas participé aux manifestations qui ont dégénéré en émeutes. Il survit en vivant dans un cyber-café." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/babeloued6-1024x681.png" alt="" width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Azzedine, 28 ans est sans travail. En janvier, il n’a pas participé aux manifestations qui ont dégénéré en émeutes. Il survit en vivant dans un cyber-café.</p></div>
<p style="text-align: justify;">En janvier, il n’a pas participé aux manifestations qui ont dégénéré en émeutes. <em>«Je savais que ça ne changerait rien»</em>, dit-il sur le pas de porte du cybercafé du quartier. Un local de neuf mètres carrés, où le jeune Algérois vit depuis six ans. <em>«Je travaille ici, je mange ici et je dors ici en même temps</em>, raconte-t-il, le regard baissé. <em>Je ne peux pas aller chez mes parents, c’est à peine s’il y a de la place pour eux et mes soeurs.»</em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Des démunis heureux</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;">Il y a deux ans, Azzedine avait encore de l’espoir. Il a investi toutes ses économies dans une prothèse oculaire. <em>«Avec un physique présentable, j’espérais trouver un travail respectable</em>, avoue-t-il. <em>Personne n’a voulu de moi»</em>, conclut celui qui se définit comme un «clandestin» dans son propre pays.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Personne ne se soucie de nous. On ne sert à rien.»</p>
</blockquote>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Nabil et Ibrahim, 24 et 25 ans, Algérois de Bab el-Oued</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Des jeunes comme Azzedine, il y en a des milliers entre le Triolet et les Trois-Horloges, les célèbres places de Bab el-Oued. Comme Aziz, 28 ans. Cheveux gominés, vraies fausses Prada sur le nez et tiré à quatre épingle, il est pourtant chômeur. Mais il tient à garder sa dignité. Il a travaillé longtemps pour un opérateur téléphonique avant d’être mis à la porte. Lui non plus n’a pas participé aux émeutes de janvier et même s’il ne les justifie pas, il les comprend.</p>
<div id="attachment_3357" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/babeloued8.png"><img class="size-large wp-image-3357  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Aziz, 28 ans, a longtemps travaillé pour un opérateur téléphonique. Aujourd’hui, il est au chômage. «C’est normal que les jeunes se révoltent. Ils sont diplômés et n’arrivent pas à trouver du travail.»" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/babeloued8-1024x682.png" alt="Aziz, 28 ans, a longtemps travaillé pour un opérateur téléphonique. Aujourd’hui, il est au chômage. «C’est normal que les jeunes se révoltent. Ils sont diplômés et n’arrivent pas à trouver du travail.»" width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Aziz, 28 ans, a longtemps travaillé pour un opérateur téléphonique. Aujourd’hui, il est au chômage. «C’est normal que les jeunes se révoltent. Ils sont diplômés et n’arrivent pas à trouver du travail.»</p></div>
<p style="text-align: justify;"><em>«C’est normal que les jeunes se révoltent. Ils sont diplômés et n’arrivent pas à trouver du travail. Il y a aussi les inégalités sociales, la mal-vie et la crise du logement.»</em> Lui, vit avec ses parents, son frère et ses deux soeurs dans un trois pièces. Il s’estime privilégié. Pourtant dans son immeuble fissuré par le tremblement de terre de 2003, l’humidité et la moisissure achèvent l’oeuvre du séisme.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Les teneurs de murs</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;">En bas de chez Aziz, les trottoirs craquelés ressemblent à des plages de galets. A Bab el-Oued, Alger la Blanche est grise. Et pour oublier, les jeunes écoutent de la musique. Sur fond de raï, Nabil et Ibrahim, 24 et 25 ans, réparent une vieille voiture. Clé à molette dans une main et cigarette dans l’autre, ils espèrent la vendre et en tirer de quoi vivre. <em>«Nous sommes la jeunesse perdue</em>, s’indignent- ils, en choeur. <em>Personne ne se soucie de nous. On ne sert à rien.»</em></p>
<p style="text-align: center;"><em> </em></p>
<div id="attachment_3358" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><em><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/babeloued12.png"><img class="size-large wp-image-3358  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Des immeubles du quartier populaire de  Bab el-Oued" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/babeloued12-1024x682.png" alt="Des immeubles du quartier populaire de  Bab el-Oued" width="553" height="368" /></a></em><p class="wp-caption-text">Des immeubles du quartier populaire de  Bab el-Oued.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le plus jeune ajoute: <em>«On a ouvert nos yeux durant la période du terrorisme. Ensuite c’était les inondations en 2001 et puis le tremblement de terre. C’est à ça que se résume notre vie, une catastrophe.»</em> Dans leur quartier qui tombe en ruine, ces jeunes sont surnommés les Hitistes, ceux qui tiennent les murs. A Bab el-Oued, ça tombe bien, les murs ont besoin de soutien…</p>
<h1 style="text-align: justify;"><strong>Pour un changement pacifique</strong></h1>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>«Nous sommes </strong>un groupe qui veut un changement pacifique du système. Qu’est-ce que tu en penses?»</em> Abdenour a 21 ans. Il martèle le mot «pacifique» face à un jeune marchand de Bab el-Oued, un quartier populaire d’Alger. Il fait partie des Jeunes du 8 mai, un des nombreux groupes nés durant le printemps arabe. Comme la centaine d’autres membres dans la capitale, il descend dans la rue à la recherche de nouveaux sympathisants.</p>
<div id="attachment_3359" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/babeloued10.png"><img class="size-large wp-image-3359  " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Amine Menadi (à gauche), fondateur d’Algérie Pacifique, connaît bien le quartier. A ses côté, Abdenour fait partie du collectif des jeunes du 8 mai. " src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/09/babeloued10-1024x681.png" alt="Amine Menadi (à gauche), fondateur d’Algérie Pacifique, connaît bien le quartier. A ses côté, Abdenour fait partie du collectif des jeunes du 8 mai. " width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Amine Menadi (à gauche), fondateur d’Algérie Pacifique, connaît bien le quartier. A ses côtés, Abdenour fait partie du collectif des Jeunes du 8 mai.</p></div>
<p style="text-align: justify;">En janvier, il faisait partie des émeutiers qui décriaient leur mal-être. <em>«La violence n’a mené à rien»</em>, constate le jeune devenu militant il y a deux mois. Son groupe veut rassembler tous les mouvements de protestation algériens. C’est aussi le souhait d’Amine Menadi, le créateur d’Algérie pacifique, le collectif à l’origine des Jeunes du 8 mai. <em>« Mon groupe a servi à casser le mur de la peur et à se remettre dans une logique de contestation pacifique»</em>, explique-t-il. Ne reste qu’à <em>«fédérer des gens autour de l’idée du changement.» «Si c’est pacifique, je vous rejoins»</em>, répond le marchand à Abdenour.<span style="color: #ff0000;"><strong>/AGO</strong></span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Pour plus d&#8217;infos</strong></span></h2>
<p>Les reportages produits pour la <a href="http://www.rsr.ch/#/info/dossiers/degage/" target="_blank">Radio suisse romande</a>, pour <a href="http://www.lemouv.com/emission/le-7-9-0" target="_blank">Le 7-9 de l&#8217;été du Mouv&#8217;</a> (Radio France) et pour la <a href="http://www.rtbf.be/" target="_blank">Radio Télévision Belge Francophone</a>: <a href="http://www.ir7al.info/?p=2695" target="_blank">Bab el-Oued: la jeunesse perdue algérienne</a> et <a href="http://www.ir7al.info/?p=2750" target="_blank">Pour une révolution algérienne pacifique</a>.</p>
<p>L&#8217;article mutlimédia sur Bab el-Oued, <a href="http://www.ir7al.info/?p=2380" target="_blank">«le quartier où tout commence»</a>.</p>
<p>Et les portraits multimédia d&#8217;Amine Menadi: <a href="http://www.ir7al.info/?p=1531" target="_blank">«Soit je leur jette des cocktails molotov, soit j&#8217;informe»</a> et <a href="http://www.ir7al.info/?p=2443" target="_blank">Amine Menadi, l&#8217;infatigable trublion</a>.</p>
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		<title>La lutte des cyber-activistes syriens depuis le Liban (25/25)</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2011 08:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Burnens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Beyrouth]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Malath Aumran]]></category>
		<category><![CDATA[Rami Nakhle]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ir7al.info/?p=3277</guid>
		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. Ils sont une trentaine, peut-être plus. A l’intérieur comme à l’extérieur du pays, les cyber-activistes syriens luttent contre le pouvoir du président Bachar al-Assad en diffusant l’information. Parmi eux, Rami Nakhle, connu sous le nom de Malath Aumran sur la toile. A 28 ans, cet ancien étudiant en sciences politiques est l’un des cyber-activistes syriens les plus influents. NICOLAS BURNENS l’a rencontré à Beyrouth, où il vit caché. Le cyber-activiste syrien Rami Nakhle témoigne pour les télévisions du monde entier (Photo: Nicolas Burnens) Pour en savoir plus Ce reportage a reçu le Prix François Chalais 2011 du jeune reporter. &#171;&#160;Rami Nakhle, témoin d’une répression à huit-clos&#160;&#187;, article publié dans La  Liberté du 13 août 2011 et eEl Watan Week-end du 26 août 2011 (page 9) L&#8217;interview d&#8217;ir7al.info de Rami Nakhle, réalisée au mois de mars 2011. &#160;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em><strong>REPORTAGE AUDIO. <span style="color: #000000;">Ils sont une trentaine, peut-être plus. A l’intérieur comme à l’extérieur du pays, les cyber-activistes syriens luttent contre le pouvoir du président Bachar al-Assad en diffusant l’information.<span id="more-3277"></span></span></strong></em></span><span style="color: #ff0000;"><em> </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-style: normal; font-weight: normal; color: #ff0000;"><span style="color: #000000;">Parmi eux, <a href="http://www.france24.com/fr/20110429-syrie-cyber-activiste-malath-aumran-beyrouth-rami-nakhle-portrait-dissidence-assad" target="_blank">Rami Nakhle</a>, connu sous le nom de Malath Aumran sur la toile. A 28 ans, cet ancien étudiant en sciences politiques est l’un des cyber-activistes syriens les plus influents. <strong><span style="color: #ff0000;">NICOLAS BURNENS</span></strong> l’a rencontré à Beyrouth, où il vit caché. </span></span></span></em></span></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_3274" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/08/Degage12.08.jpg"><img class="size-large wp-image-3274" title="Degage12.08" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/08/Degage12.08-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Le cyber-activiste syrien Rami Nakhle témoigne pour les télévisions du monde entier (Photo: Nicolas Burnens)</dd>
</dl>
</div>
<h1 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Pour en savoir plus </strong></span></h1>
<p style="text-align: justify;">Ce reportage a reçu <a href="http://www.francois-chalais.fr/prix-jeunes-reporters-7.html" target="_blank">le Prix François Chalais 2011 du jeune reporter</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Rami Nakhle, témoin d’une répression à huit-clos&nbsp;&raquo;, article <strong></strong>publié dans La  <a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/08/libertc3a9_liban_13_08.pdf">Liberté du 13 août 2011 </a> et <a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/08/el_watan_weekend_liban_26_08.pdf">eEl Watan Week-end du 26 août 2011 (page 9)</a><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><span style="color: #000000;">L&#8217;interview d&#8217;<span style="color: #ff0000;"><strong>ir7al.info</strong></span> de Rami Nakhle, réalisée <a href="http://www.ir7al.info/?p=995">au mois de mars 2011</a>. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ras-le-bol libanais du système politique confessionnel (24/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=3258</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=3258#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Aug 2011 08:24:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antonino Galofaro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Fakhry]]></category>
		<category><![CDATA[Beyrouth]]></category>
		<category><![CDATA[Laïque Pride]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[système confessionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Yalda Younes]]></category>

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		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. Quand les jeunes Tunisiens et Egyptiens se mobilisent pour plus de démocratie, les jeunes Libanais se battent pour la laïcité. Pour que la religion n&#8217;ait plus son mot à dire en politique. Ils se battent par exemple pour que le président libanais ne soit plus obligatoirement chrétien maronite ou le Premier ministre, musulman sunnite. C&#8217;est un vieux combat auquel le printemps arabe a donné un nouveau souffle. ANTONINO GALOFARO a rencontré à Beyrouth deux militants, Ali Fakhry, engagé en politique, et Yalda Younes, du groupe &#171;&#160;Laïque Pride&#160;&#187;.]]></description>
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #ff0000;">REPORTAGE AUDIO. </span>Quand les jeunes Tunisiens et Egyptiens se mobilisent pour plus de démocratie, les jeunes Libanais se battent pour la laïcité. Pour que la religion n&#8217;ait plus son mot à dire en politique.<span id="more-3258"></span> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ils se battent par exemple pour que le président libanais ne soit plus obligatoirement chrétien maronite ou le Premier ministre, musulman sunnite. C&#8217;est un vieux combat auquel le printemps arabe a donné un nouveau souffle.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>ANTONINO GALOFARO </strong></span>a rencontré à Beyrouth deux militants, Ali Fakhry, engagé en politique, et Yalda Younes, du groupe &laquo;&nbsp;Laïque Pride&nbsp;&raquo;.</p>
<div id="attachment_3260" class="wp-caption aligncenter" style="width: 586px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/08/rsr_degage_1108_photo.jpg"><img class="size-full wp-image-3260 " title="Le 25 avril 2011, plus de 3000 personnes ont manifesté dans les rues de Beyrouth à l'occasion de la deuxième Laïque Pride. Ils réclamaient la laïcité, le mariage civil et un endroit de droit (Photo: David Hury/DR) " src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/08/rsr_degage_1108_photo.jpg" alt="Le 25 avril 2011, plus de 3000 personnes ont manifesté dans les rues de Beyrouth à l'occasion de la deuxième Laïque Pride. Ils réclamaient la laïcité, le mariage civil et un endroit de droit (Photo: David Hury/DR) " width="576" height="382" /></a><p class="wp-caption-text">Le 25 avril 2011, plus de 3000 personnes ont manifesté dans les rues de Beyrouth à l&#39;occasion de la deuxième Laïque Pride. Ils réclamaient la laïcité, le mariage civil et un endroit de droit (Photo: David Hury/DR)</p></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Loin de la contestation jordanienne, les réfugiés palestiniens (23/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=3240</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=3240#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Aug 2011 09:52:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Burnens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Amman]]></category>
		<category><![CDATA[Bakaa]]></category>
		<category><![CDATA[Jordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Reine Rania]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ir7al.info/?p=3240</guid>
		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. En Jordanie, les Palestiniens représentent une majorité des 6 millions d’habitants. La reine Rania, du reste, est d’origine palestinienne. Et parmi cette diaspora, 360&#8217;000 sont des réfugiés. S’ils prennent leurs distances face à la contestation contre le régime hachémite, ils se considèrent souvent comme des &#171;&#160;citoyens de seconde zone&#160;&#187;. NICOLAS BURNENS s’est rendu à Bakaa, le plus grand camp palestinien de Jordanie, situé à 20 kilomètres au nord d&#8217;Amman. Son reportage.]]></description>
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			</a>
		</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em><strong>REPORTAGE AUDIO. </strong></em></span><em><strong>En Jordanie, les Palestiniens représentent une majorité des 6 millions  d’habitants. La reine Rania, du reste, est d’origine palestinienne. Et  parmi cette diaspora, 360&#8217;000 sont des réfugiés. </strong></em></div>
<div style="text-align: justify;"><em><strong><br />
</strong></em></div>
<div style="text-align: justify;"><strong><span id="more-3240"></span></strong></div>
<div style="text-align: justify;">S’ils prennent leurs  distances face à la contestation contre le régime hachémite, ils se  considèrent souvent comme des &laquo;&nbsp;citoyens de seconde zone&nbsp;&raquo;. <span style="color: #ff0000;"><strong>NICOLAS BURNENS</strong></span> s’est rendu à Bakaa, le plus grand camp palestinien de Jordanie,  situé à 20 kilomètres au nord d&#8217;Amman. Son reportage.</div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2898" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage10.08.jpg"><img class="size-large wp-image-2898 " title="Degage10.08" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage10.08-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Arafat Hadil, 28 ans, est coiffeur depuis 13 ans dans le camp palestinien de Bakaa, au nord d’Amman. Il voudrait agrandir son salon, mais il n’a pas assez d’argent (Photo : Nicolas Burnens)</p></div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Des revendications, mais pas la chute du roi Abdallah II (22/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=3232</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=3232#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Aug 2011 08:07:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sami Boukhelifa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Amman]]></category>
		<category><![CDATA[Jayeen]]></category>
		<category><![CDATA[Jordanie]]></category>
		<category><![CDATA[mosquée El Husseini]]></category>

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		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. En Jordanie, comme dans le reste du monde arabe, les jeunes manifestent chaque semaine depuis janvier, ils réclament des réformes démocratiques et la lutte contre la corruption. Ils se retrouvent au pied de la mosquée El Husseini à Amman pour réclamer le changement, mais tous sont d’accord sur un point: personne ne veut la chute du roi Abdullah II, qui est pour eux le garant de la stabilité du royaume Hachémite. Sami Boukhelifa a suivi ces jeunes, des préparatifs au jour de la manifestation. SAMI BOUKHELIFA les a rencontré. &#171;&#160;Jayeen&#160;&#187; est issue d&#8217;une mouvance jeune, éduquée et plutôt de gauche et milite notamment pour l’instauration d’une monarchie constitutionnelle en Jordanie et la fin de la corruption. Hamzeh Budairi, 26 ans, est un de leurs militants. En Jordanie, Personne ne demande la chute du roi Abdallah II, garant de la stabilité de la monarchie, mais des réformes démocratiques profondes, comme la lutte contre la corruption. A Amman, la prière du vendredi est généralement suivie par des scènes de protestation. (Vidéos : Nicolas Burnens)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #ff0000;"><strong>REPORTAGE AUDIO.</strong></span> <strong>En Jordanie, comme dans le reste du monde arabe, les jeunes manifestent  chaque semaine depuis janvier, ils réclament des réformes démocratiques  et la lutte contre la corruption.<span id="more-3232"></span> </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Ils se retrouvent au pied de la  mosquée El Husseini à Amman pour réclamer le changement, mais tous sont  d’accord sur un point: personne ne veut la chute du roi Abdullah II, qui  est pour eux le garant de la stabilité du royaume Hachémite. Sami  Boukhelifa a suivi ces jeunes, des préparatifs au jour de la  manifestation. <span style="color: #ff0000;"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>SAMI BOUKHELIFA </strong><span style="color: #000000;">les</span></span> a rencontré.</p>
<div id="attachment_2897" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage09.08.jpg"><img class="size-large wp-image-2897 " title="Degage09.08" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage09.08-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Hamzeh Budairi, 26 ans, fait partie de Jayeen (&quot;Nous arrivons&quot;, en français), un groupe créé en février 2011. Sur sa pancarte, il cite les corrompus du régime lors d’une manifestation pour le changement à Amman (Photo : Nicolas Burnens)</p></div>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Jayeen&nbsp;&raquo; est issue d&#8217;une mouvance jeune, éduquée et plutôt de gauche et  milite notamment pour l’instauration d’une monarchie constitutionnelle  en Jordanie et la fin de la corruption. <strong>Hamzeh Budairi</strong>, 26 ans, est un de leurs militants.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.ir7al.info/?p=3232"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">En Jordanie, Personne ne demande la chute du roi Abdallah II, garant de la stabilité  de la monarchie, mais des réformes démocratiques profondes, comme la  lutte contre la corruption. A Amman, la prière du vendredi est  généralement suivie par des scènes de protestation.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.ir7al.info/?p=3232"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Vidéos : Nicolas Burnens)</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Jeunesse dorée : la face discrète de la jeunesse jordanienne (21/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=3222</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=3222#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Aug 2011 08:35:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antonino Galofaro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Amman]]></category>
		<category><![CDATA[Jordanie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ir7al.info/?p=3222</guid>
		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. A Amman, deux jeunesses s&#8217;opposent. L&#8217;une se mobilise au centre de la capitale jordanienne et demande la réforme du régime.  L&#8217;autre, plus discrète, habite dans l&#8217;ouest de la capitale, dans les quartiers chics. La jeunesse dorée d&#8217;Amman est très critique envers cette mobilisation. ANTONINO GALOFARO a rencontré Laith, fils d&#8217;un politicien, et Sara, fille d&#8217;un businessman. Dans une Mercedes ou sous une véranda, ils se confient. (Diffusé sur La Première, Radio Suisse Romande)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p><em><strong><span style="color: #ff0000;">REPORTAGE AUDIO.</span> A Amman, deux jeunesses s&#8217;opposent. L&#8217;une se mobilise au centre de la capitale jordanienne et demande la réforme du régime.  L&#8217;autre, plus discrète, habite dans l&#8217;ouest de la capitale, dans les quartiers chics.<span id="more-3222"></span></strong></em></p>
<p>La jeunesse dorée d&#8217;Amman est très critique envers cette mobilisation. <span style="color: #ff0000;"><strong>ANTONINO GALOFARO</strong></span> a rencontré Laith, fils d&#8217;un politicien, et Sara, fille d&#8217;un businessman. Dans une Mercedes ou sous une véranda, ils se confient.</p>
<p> <em>(Diffusé sur La Première, Radio Suisse Romande)</em></p>
<div id="attachment_2896" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage08.08.jpg"><img class="size-large wp-image-2896 " style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="En arrière plan, l'Est d'Amman, qui abrite les quartiers les plus modestes de la capitale jordanienne (Photo : Nicolas Burnens)" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage08.08-1024x682.jpg" alt="En arrière plan, l'Est d'Amman, qui abrite les quartiers les plus modestes de la capitale jordanienne (Photo : Nicolas Burnens)" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">En arrière plan, l&#39;Est d&#39;Amman, qui abrite les quartiers les plus modestes de la capitale jordanienne (Photo : Nicolas Burnens)</p></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Loin de la révolution, les chiffonniers du Caire (20/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=3183</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=3183#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 05 Aug 2011 08:22:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antonino Galofaro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Le Caire]]></category>
		<category><![CDATA[Quartier des chiffonniers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ir7al.info/?p=3183</guid>
		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. Les ordures du Caire ont toutes rendez-vous au même endroit: le quartier des Chiffonniers, dans le sud-est de la capitale égyptienne. C’était celui de la Française Sœur Emmanuelle, qui y a vécu plus de vingt ans pour aider les habitants. Les chiffonniers seraient entre 30&#8217;000 et 50&#8217;000, chrétiens coptes pour la majorité. Ils proviennent pour la plupart de la Haute-Egypte (sud du pays). Ils ramassent environ 8&#8217;000 tonnes de déchets par jour et revendiquent en recycler 80 % à 90%, qu&#8217;ils revendent ensuite. ANTONINO GALOFARO les a rencontré dans leur quartier, loin de la révolution.  (Diffusé sur La Première, Radio Suisse Romande)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #ff0000;">REPORTAGE AUDIO.</span> Les ordures du Caire ont toutes rendez-vous au même endroit: le quartier des Chiffonniers, dans le sud-est de la capitale égyptienne. C’était celui de la Française Sœur Emmanuelle, qui y a vécu plus de vingt ans pour aider les habitants.<span id="more-3183"></span> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les chiffonniers seraient entre 30&#8217;000 et 50&#8217;000, chrétiens coptes pour la majorité. Ils proviennent pour la plupart de la Haute-Egypte (sud du pays). Ils ramassent environ 8&#8217;000 tonnes de déchets par jour et revendiquent en recycler 80 % à 90%, qu&#8217;ils revendent ensuite.</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong></strong><strong>ANTONINO GALOFARO</strong></span> les a rencontré dans leur quartier, loin de la révolution.</p>
<p style="text-align: justify;"> <em>(Diffusé sur La Première, Radio Suisse Romande)</em></p>
<div id="attachment_2895" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage05.08.jpg"><img class="size-large wp-image-2895" title="Walid, 27 ans, est chauffeur dans le quartier des chiffonniers au Caire. Dans la capitale, ce sont les coptes qui s’occupent du recyclage des déchets (Photo : Nicolas Burnens)" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage05.08-1024x682.jpg" alt="Walid, 27 ans, est chauffeur dans le quartier des chiffonniers au Caire. Dans la capitale, ce sont les coptes qui s’occupent du recyclage des déchets (Photo : Nicolas Burnens)" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Walid, 27 ans, est chauffeur dans le quartier des chiffonniers au Caire. Dans la capitale, ce sont les coptes qui s’occupent du recyclage des déchets (Photo : Nicolas Burnens)</p></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Le rap pour dénoncer l&#8217;injustice du système (19/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=3174</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=3174#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Aug 2011 07:59:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Burnens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Le Caire]]></category>
		<category><![CDATA[Raqib El Nassery]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ir7al.info/?p=3174</guid>
		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. Le rappeur Raqib El Nassery est un &#171;&#160;extraterrestre&#160;&#187; dans le milieu musical égyptien. Fils de diplomate, né en Tunisie, il a grandi et rappé au Canada et aux Etats-Unis. De retour au Caire depuis dix ans, il est analyste économique le jour, rappeur la nuit. Un reportage de NICOLAS BURNENS Dans ses chansons, il dénonce l&#8217;injustice du système de l&#8217;ancien président Moubarak. Nicolas Burnens a passé une nuit avec lui dans son quartier, à Nasr City à l’est du Caire. Pour ir7al.info, il rappe dans son quartier. (Vidéo : Nicolas Burnens)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #ff0000;"><strong>REPORTAGE AUDIO. </strong></span><strong>Le rappeur Raqib El Nassery est un &laquo;&nbsp;extraterrestre&nbsp;&raquo; dans le milieu  musical égyptien. Fils de diplomate, né en Tunisie, il a grandi et rappé  au Canada et aux Etats-Unis. De retour au Caire depuis dix ans, il est  analyste économique le jour, rappeur la nuit. <span id="more-3174"></span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Un reportage de <span style="color: #ff0000;"><strong>NICOLAS BURNENS</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">
Dans ses chansons, il  dénonce l&#8217;injustice du système de l&#8217;ancien président Moubarak. Nicolas Burnens a passé une nuit avec lui dans son quartier, à Nasr City à l’est du Caire. Pour ir7al.info, il rappe dans son quartier.</p>
<p><a href="http://www.ir7al.info/?p=3174"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Vidéo : Nicolas Burnens)</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>#6 Comment nous ne sommes pas allés en Syrie</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 22:53:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ir7al</dc:creator>
				<category><![CDATA[Notre carnet de route]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ira ? Ira pas ? C&#8217;est la question que l&#8217;on s&#8217;est posée durant ces six semaines de reportage. Se rendre en Syrie, d&#8217;accord. Mais pour y faire quoi ?  Est-ce que cela vaut bien le coup de prendre de tels risques ? Par LA RÉDACTION D’IR7AL.INFO Certains journalistes y sont allés au péril de leur vie, comme CBS News, qui a introduit des caméras miniatures dans le pays, rapportant les premières images journalistiques du conflit. Avons-nous leur cran ? Car sur le terrain, le courage de certains journalistes n&#8217;a pas changé grand chose. Ils sont toujours contraints de puiser dans les images envoyées par les nombreux réseaux de cyberactivistes syriens. Après notre mésaventure à la frontière entre la Tunisie et la Libye, nous avions l&#8217;envie de bien faire. Ce jour-là, il était prévu de rejoindre Nalout, village déserté par ses habitants et tenu par les rebelles à une soixantaine de kilomètres de la frontière. Mais des bombardements et une panne informatique des douanes tunisiennes avaient stoppé net notre enthousiasme. Nous étions restés bloqués. Pour la Syrie, nous avions établi une autre stratégie. D&#8217;abord, demander des visas touristiques. Posséder la nationalité suisse a le double avantage qu&#8217;il n&#8217;est pas nécessaire de présenter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p style="text-align: justify;"><em>Ira ? Ira pas ? C&#8217;est la question que l&#8217;on s&#8217;est posée durant ces six semaines de reportage. Se rendre en Syrie, d&#8217;accord. Mais pour y faire quoi ?  Est-ce que cela vaut bien le coup de prendre de tels risques ?<span id="more-2974"></span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par <span style="color: #ff0000;">LA RÉDACTION D’IR7AL.INFO</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Certains journalistes y sont allés au péril de leur vie, <a href="http://www.cbsnews.com/stories/2011/06/13/eveningnews/main20070925.shtml" target="_blank">comme CBS News, qui a introduit des caméras miniatures dans le pays</a>, rapportant les premières images journalistiques du conflit. Avons-nous leur cran ? Car sur le terrain, le courage de certains journalistes n&#8217;a pas changé grand chose. Ils sont toujours contraints de puiser <a href="http://abonnes.lemonde.fr/international/article/2011/06/03/comment-les-cyberdissidents-syriens-s-organisent_1531334_3210.html" target="_blank">dans les images envoyées par les nombreux réseaux de cyberactivistes syriens. </a></p>
<p style="text-align: justify;">Après notre mésaventure à la frontière entre la Tunisie et la Libye, nous avions l&#8217;envie de bien faire. Ce jour-là, il était prévu de rejoindre Nalout, village déserté par ses habitants et tenu par les rebelles à une soixantaine de kilomètres de la frontière. Mais des bombardements et une panne informatique des douanes tunisiennes avaient stoppé net notre enthousiasme. Nous étions restés bloqués.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la Syrie, nous avions établi une autre stratégie. D&#8217;abord, demander des visas touristiques. Posséder la nationalité suisse a le double avantage qu&#8217;il n&#8217;est pas nécessaire de présenter un billet d&#8217;avion ni de justifier d&#8217;une quelconque activité lucrative&#8230; et donc journalistique&#8230; Ensuite, profiter de notre double-nationalité. Sur l&#8217;un des passeports, nous avons fait  les tampons des pays qui ont connu une révolution. Sur l&#8217;autre, ceux de nos voyages en Europe&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, dans un pays qui a vu le nombre de touristes approcher zéro, difficile de passer inaperçu.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;autre problème, c&#8217;était le matériel. Nous avions prévu de formater nos ordinateurs pour effacer toute information compromettante et de fermer nos comptes Facebook. Seul objet électronique dans nos valises : un Iphone en guise de prise de son.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais où aller en se présentant en temps que touriste ? Tous les lieux touristiques sont à proximité de villes de soulèvement (Derra, Hama, Homs). <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Nasib_Border_Crossing" target="_blank">L&#8217;objectif était de passer la frontière à Nasib </a>depuis la Jordanie, seule frontière ouverte de ce côté-ci. Elle est située à quarante kilomètres à l&#8217;ouest de Derra, la ville martyr où <a href="http://www.pressdisplay.com/pressdisplay/fr/viewer.aspx" target="_blank">une fosse commune a été découverte.</a></p>
<div id="attachment_2989" class="wp-caption aligncenter" style="width: 615px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/08/IMG_3443.jpg"><img class="size-full wp-image-2989" title="(Photo : Nicolas Burnens)" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/08/IMG_3443.jpg" alt="(Photo : Nicolas Burnens)" width="605" height="403" /></a><p class="wp-caption-text">(Photo : Nicolas Burnens)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Qui rencontrer ? En s&#8217;adressant aux cyberactvistes syriens (que nous avons rencontré à Beyrouth), il est facile de trouver des Syriens prêts à témoigner.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais à qui faire confiance ? En l&#8217;absence d&#8217;un solide réseau, nous avons été contraint de passer par les comités, réseaux d&#8217;opposants et d&#8217;exilés à l&#8217;étranger, notamment en France. Ainsi, nous avions constitué un réseau de contacts dans les principales villes syriennes en proie à la répression. Enorme avantage : nos contacts se connaissent tous pour avoir étudié ensemble à l&#8217;étranger. De quoi limiter un minimum les mauvaises surprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Extrait de communication de notre contact à Homs, professeur d&#8217;université.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>- Bonjour, comment ça va ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- Bien, merci.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- Nous aurions souhaité venir à Homs, quelle est la situation ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- Oh, vous savez, j&#8217;ai beaucoup de travail à l&#8217;université. Mais là, ça va, les étudiants sont en vacances&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il sait qui nous sommes. Mais rien n&#8217;assure que sa ligne n&#8217;est pas écoutée. C&#8217;est pour cette raison que certains parlent en messages codés ou utilisent des lignes téléphoniques jordaniennes, comme ce contact que nous avons à Derra.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>- Tu es de quelle nationalité ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- Algérienne.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- Et tes amis ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- Ils sont Suisses.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- Toi, c&#8217;est bon. Les autres non.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- Penses-tu pouvoir traverser la frontière pour nous rejoindre en Jordanie ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- Impossible. L&#8217;armée est positionnée tout autour de la ville. Si tu sors, ils tirent sans sommation.</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;heure de faire le bilan. Il y a encore deux mois, c&#8217;était encore possible. Plus aujourd&#8217;hui. Passer la frontière donne la quasi-assurance de se faire arrêter. Seule solution, se rapprocher le plus possible du pays, par la Jordanie ou le Liban, pour rencontrer  des réfugiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis Beyrouth, nous organisons un déplacement à Wadi Khaled, petit village enclavé situé à trois heures de route de la capitale libanaise. <a href=" http://www.dailystar.com.lb/News/Local-News/2011/Jul-21/Syrian-refugee-woes-in-Wadi-Khaled.ashx#axzz1TutTXsDe" target="_blank">Des familles syriennes y sont réfugiées depuis de longues semaines</a>, notamment depuis que le village syrien voisin Tell Kalakh a été assiégé par l&#8217;armée.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la frontière, la sécurité n&#8217;est pas vraiment garantie. Des réfugiés ont déjà été abattus par les forces de sécurité de Bachar el-Assad alors qu&#8217;ils tentaient de rejoindre le Liban à pied.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour s&#8217;y rendre, il faut débourser d&#8217;abord 250 dollars : c&#8217;est le prix de la sécurité et d&#8217;un fixeur/traducteur. &laquo;&nbsp;<em>Le samedi, c&#8217;est quand tu as les meilleures histoires. Après la répression du vendredi de la colère, les Syriens fuient&nbsp;&raquo;</em>, nous assure un fixeur qui travaille aussi pour Reuters. A cela, il nous faut encore ajouter 200 dollars pour un chauffeur d&#8217;une compagnie qui a l&#8217;habitude de travailler avec les taxis, &laquo;&nbsp;même en temps de guerre&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Au total donc, 450 dollars. Trop cher pour nous. Nous envoyons des emails aux rédactions que nous connaissons, leur demandant si elles sont intéressées. Sans succès. Déjà fait, déjà vu, pas intéressés, &laquo;&nbsp;tant que nous ne rentrons pas en Syrie&nbsp;&raquo;. Avec regrets, nous renonçons. En deux jours, <a href="http://www.20minutes.fr/ledirect/765456/syrie-trois-nouveaux-morts-hama" target="_blank">près de 150 personnes sont mortes dans la seule ville de Hama</a>. Une nouvelle fois, les images sont arrivées au compte-goutte. Nous sommes impuissants. Frustrés.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis le début de la contestation le 15 mars 2011, plus de 1&#8217;600 civils ont été tués, d&#8217;après l&#8217;Observatoire syrien des droits de l&#8217;Homme. Près de 3&#8217;000 personnes seraient portées disparues et quelque 12&#8217;000 ont été emprisonnées.</p>
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		<item>
		<title>Egypte : le grand défi des journalistes de la TV publique (18/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=3125</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=3125#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 09:19:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sami Boukhelifa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Tahrir]]></category>

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		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. Ils sont la bête noire des Egyptiens, et leur présence provoque une véritable chasse aux sorcières : les journalistes de la télévision publique sont bannis des bastions révolutionnaires. La population leur reproche d’être pro-gouvernementaux. Aujourd’hui, ils tentent de faire preuve d’impartialité dans leur travail mais ce challenge n&#8217;est pas facile lorsque les consignes viennent toujours d’en haut. SAMI BOUKHELIFA les a rencontré sur la place Tahrir où ces journalistes rêvent de faire un reportage. Depuis un an et demi, Nouha Abdel Baset, 25 ans, travaille pour le service français de la chaîne publique égyptienne Nile TV. Sur la place Tahrir, elle parle des difficultés qu’elle a à travailler depuis la révolution. (Photo : Antonino Galofaro) Depuis un an et demi, Nouha Abdel Baset, 25 ans, travaille pour le service français de la chaîne publique égyptienne Nile TV. Sur la place Tahrir, elle parle des difficultés qu’elle a à travailler depuis la révolution.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #ff0000;"><strong>REPORTAGE AUDIO.</strong></span> <strong>Ils sont la bête noire des Egyptiens, et leur présence provoque une véritable chasse aux sorcières : les journalistes de la télévision publique sont bannis des bastions révolutionnaires.<span id="more-3125"></span></strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">La population leur reproche d’être pro-gouvernementaux. Aujourd’hui, ils tentent de faire preuve d’impartialité dans leur travail mais ce challenge n&#8217;est pas facile lorsque les consignes viennent toujours d’en haut.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>SAMI BOUKHELIFA</strong></span> les a rencontré sur la place Tahrir où ces journalistes rêvent de faire un reportage.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_2893" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage03.08.jpg"><img class="size-large wp-image-2893 " title="Depuis un an et demi, Nouha Abdel Baset, 25 ans, travaille pour le service français de la chaîne publique égyptienne Nile TV. Sur la place Tahrir, elle parle des difficultés qu’elle a à travailler depuis la révolution. (Photo : Antonino Galofaro)" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage03.08-1024x682.jpg" alt="Depuis un an et demi, Nouha Abdel Baset, 25 ans, travaille pour le service français de la chaîne publique égyptienne Nile TV. Sur la place Tahrir, elle parle des difficultés qu’elle a à travailler depuis la révolution. (Photo : Antonino Galofaro)" width="614" height="409" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Depuis un an et demi, Nouha Abdel Baset, 25 ans, travaille pour le service français de la chaîne publique égyptienne Nile TV. Sur la place Tahrir, elle parle des difficultés qu’elle a à travailler depuis la révolution. (Photo : Antonino Galofaro)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Depuis un an et demi, Nouha Abdel Baset, 25 ans, travaille pour le service français de la chaîne publique égyptienne Nile TV. Sur la place Tahrir, elle parle des difficultés qu’elle a à travailler depuis la révolution.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.ir7al.info/?p=3125"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		</item>
		<item>
		<title>OntorNet. Ou la lutte par Internet pour Internet</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=3116</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=3116#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 00:10:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antonino Galofaro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Leurs outils]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Mireille Raad]]></category>
		<category><![CDATA[OntorNet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ir7al.info/?p=3116</guid>
		<description><![CDATA[LIBAN. Au pays des cèdres, pas de révolution par Internet, mais une révolution de l’Internet. Un groupe d’activistes online s’est regroupé sous le nom d’« OntorNet ». Leur but : améliorer la lente connexion Internet, la rendre accessible à tous et à un prix abordable. Par ANTONINO GALOFARO Aucun café ou restaurant de Beyrouth ne manque de proposer à ses clients une connexion Internet. Gratuite ou payante. Accéder à Internet au Liban, c’est simple. Seul problème : sa vitesse de connexion. Lente au possible. Et pour cause, le Liban détient le record de la connexion la plus lente au monde. « Il faut débourser entre 40 et 70 dollars par mois pour une connexion de 0.5 mégabites », explique Mireille Raad, d’OntorNet. Son collectif lutte pour une meilleure connexion, en sensibilisant la population via Internet et en engageant des discussions avec le gouvernement. Notamment le ministre des télécommunication. La connexion est lente à cause de bisbilles entre partis politiques. Ils se disputent pour savoir à qui profitera la connexion Internet. Au ministère des télécommunication ou à l’autorité de régulation des télécommunications, qui représentent chacun un parti. » Mireille Raad est sûre de ce qu&#8217;elle avance. « Le gouvernement libanais n’investi pas non plus dans le secteur », ajoute-t-elle. Mais toute l’infrastructure nécessaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #ff0000;">LIBAN.</span> Au pays des cèdres, pas de révolution par Internet, mais une révolution </em>de<em> l’Internet. Un groupe d’activistes online s’est regroupé sous le nom d’« OntorNet ». Leur but : améliorer la lente connexion Internet, la rendre accessible à tous et à un prix abordable.</em></strong><span id="more-3116"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par <span style="color: #ff0000;">ANTONINO GALOFARO</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aucun café ou restaurant de Beyrouth ne manque de proposer à ses clients une connexion Internet. Gratuite ou payante. Accéder à Internet au Liban, c’est simple. Seul problème : sa vitesse de connexion. Lente au possible. Et pour cause, le Liban détient le record de la connexion la plus lente au monde.</p>
<div id="attachment_3161" class="wp-caption aligncenter" style="width: 542px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/08/ontornet.png"><img class="size-full wp-image-3161" title="Les Libanais ne peuvent pas excéder de 3 GB leur forfait mensuel. Ils doivent sinon payer un supplément." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/08/ontornet.png" alt="Les Libanais ne peuvent pas excéder de 3 GB leur forfait mensuel. Ils doivent sinon payer un supplément." width="532" height="481" /></a><p class="wp-caption-text">Les Libanais ne peuvent pas excéder de 3 GB leur forfait mensuel. Ils doivent sinon payer un supplément (Dessin : © mayazankoul.com)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il faut débourser entre 40 et 70 dollars par mois pour une connexion de 0.5 mégabites »</em>, explique <strong>Mireille Raad</strong>, d’OntorNet. Son collectif lutte pour une meilleure connexion, en sensibilisant la population <em>via </em>Internet et en engageant des discussions avec le gouvernement. Notamment le ministre des télécommunication.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>La connexion est lente à cause de bisbilles entre partis politiques. </em><em>Ils se disputent pour savoir à qui profitera la connexion Internet. Au ministère des télécommunication ou à l’autorité de régulation des télécommunications, qui représentent chacun un parti. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mireille Raad est sûre de ce qu&#8217;elle avance. <em>« Le gouvernement libanais n’investi pas non plus dans le secteur »</em>, ajoute-t-elle. Mais toute l’infrastructure nécessaire est là : Ne reste plus qu’à se mettre d’accord, comble de malheur pour les Libanais, <em>« pour appuyer sur un bouton ».</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Handicap</strong></span></h3>
<p style="text-align: justify;">Cette lenteur est un handicap dans la vie professionnelle de Mireille Raad : elle est informaticienne. Dans la vie de tous les jours, elle en rigole volontiers : <em>&laquo;&nbsp;On est habitué à devoir faire autre chose quand une page charge. On en même plusieurs à charger, histoire de gagner du temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Quand on a des amis qui viennent d&#8217;Europe, on leur demande de nous rapporter des séries télé. Ici, pas possible de les télécharger ou de les regarder en ligne. </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Une série libanaise a trouvé la parade. <em><a href="http://www.shankaboot.com/">Shankaboot</a></em>, <a href="http://www.rue89.com/tele89/2010/03/14/shankaboot-la-premiere-serie-arabe-diffusee-sur-le-web-142760" target="_blank">première série arabe diffusée sur Internet</a>, propose des épisodes de cinq minutes directement sur Internet. Histoire de faciliter la tâcher aux internautes.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Violence, drogue, pauvreté. Grâce à Internet, Shankaboot évite la censure officiel, mais doit compter avec la censure technologique dans un pays où les coupures d&#8217;électricité sont quotidienne&nbsp;&raquo;, commente cette journaliste de l&#8217;AFP dans <a href="http://www.youtube.com/watch?v=xVCVDlU5Iv8" target="_blank">son reportage</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Voir la vidéo de l&#8217;interview de Mireille Raad :</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.ir7al.info/?p=3116"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Vidéo : Nicolas Burnens)</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le ras-le-bol des Cairotes filmé avant la chute de Moubarak (17/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=2967</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=2967#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Aug 2011 16:27:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antonino Galofaro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[In the last days of the city]]></category>
		<category><![CDATA[Khalid Abdalla]]></category>
		<category><![CDATA[Le Caire]]></category>
		<category><![CDATA[Moubarak]]></category>
		<category><![CDATA[Tahrir]]></category>
		<category><![CDATA[Tamer El Said]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ir7al.info/?p=2967</guid>
		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. L&#8217;acteur égyptien Khalid Abdalla (Les cerfs-volants de Kaboul, Green Zone) revient en 2009 au Caire pour participer au film de son ami, le réalisateur Tamer El Said. Leur idée : saisir le sentiment de ras-le-bol des Cairotes envers le régime de Moubarak. Le tournage se termine avant le départ du raïs. La révolution leur permet de sortir le cinéma dans la rue. ANTONINO GALOFARO les a rencontrés.]]></description>
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #ff0000;">REPORTAGE AUDIO.</span> L&#8217;acteur égyptien Khalid Abdalla (</em>Les cerfs-volants de Kaboul<em>, </em>Green Zone<em>) revient en 2009 au Caire pour participer au film de son ami, le réalisateur Tamer El Said. Leur idée : saisir le sentiment de ras-le-bol des Cairotes envers le régime de Moubarak.<span id="more-2967"></span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le tournage se termine avant le départ du raïs. La révolution leur permet de sortir le cinéma dans la rue. <span style="color: #ff0000;"><strong>ANTONINO GALOFARO</strong></span> les a rencontrés.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2892" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage02.08.jpg"><img class="size-large wp-image-2892 " title="Khalid Abdalla, dans son bureau du centre du Caire, montre les centaines de clips sur la révolution qu'il a réuni depuis janvier 2011. (Photo : Nbs)" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage02.08-1024x682.jpg" alt="Khalid Abdalla, dans son bureau du centre du Caire, montre les centaines de clips sur la révolution qu'il a réuni depuis janvier 2011. (Photo : Nbs)" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Khalid Abdalla, dans son bureau du centre du Caire, montre les centaines de clips sur la révolution qu&#39;il a réuni depuis janvier 2011. (Photo : Antonino Galofaro)</p></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Les militants du net égyptien ne baissent pas la garde (16/25)</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Aug 2011 12:46:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Burnens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Gigi Ibrahim]]></category>
		<category><![CDATA[Le Caire]]></category>
		<category><![CDATA[Mona Seif]]></category>
		<category><![CDATA[Tahrir]]></category>

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		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. Ils sont militants, cyberactivistes ou journalistes citoyens. Durant la révolution égyptienne, ces bloggeurs ont agité la toile. Aujourd’hui, ils continuent leur combat. Présents aux manifestations, aux grèves, aux côtés des militants ou des ouvriers, ils entretiennent la flamme auprès de leurs milliers de &#171;&#160;followers&#160;&#187;, en témoignant en temps réel et en diffusant sur le Net, photos et vidéos. NICOLAS BURNENS les a rencontré à l&#8217;entrée de leur tente dressée sur la place Tahir au Caire, où des centaines de jeunes sont toujours réunis pour demander l&#8217;accélération des réformes démocratiques malgré le récent remaniement gouvernemental. (Diffusé sur La Première de la Radio Suisse Romande le 1 août 2011) A 24 ans, Gigi Ibrahim est l’un des visages de la révolution de la place Tahrir. Elle a déjà fait la couverture de « Time Magazine » et a débattu sur CNN ou Al-Jazira. La bloggeuse &#171;&#160;tweete&#160;&#187; depuis la place Tahrir, où des milliers de personnes sont encore rassemblées pour demander notamment l’accélération des réformes démocratiques. (Vidéo : Nicolas Burnens)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #ff0000;"><strong>REPORTAGE AUDIO. </strong></span></em><strong><em>Ils sont militants, cyberactivistes ou journalistes citoyens. Durant la révolution égyptienne, ces bloggeurs ont agité la toile. Aujourd’hui, ils continuent leur combat.<span id="more-2951"></span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Présents aux manifestations, aux grèves, aux côtés des militants ou des ouvriers, ils entretiennent la flamme auprès de leurs milliers de &laquo;&nbsp;followers&nbsp;&raquo;, en témoignant en temps réel et en diffusant sur le Net, photos et vidéos.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>NICOLAS BURNENS</strong></span> les a rencontré à l&#8217;entrée de leur tente dressée sur la place Tahir au Caire, où des centaines de jeunes sont toujours réunis pour demander l&#8217;accélération des réformes démocratiques malgré le récent remaniement gouvernemental.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>(Diffusé sur La Première de la Radio Suisse Romande le 1 août 2011)</em></p>
<div id="attachment_2891" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage01.08.jpg"><img class="size-large wp-image-2891 " title="Degage01.08" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage01.08-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">A 24 ans, Gigi Ibrahim est l’un des visages de la révolution. Elle a déjà fait la couverture de « Time Magazine » et a débattu sur CNN ou Al Jazeera. La bloggeuse &quot;tweete&quot; les dernières informations provenant de la place Tahrir (Photo : Nicolas Burnens)</p></div>
<p style="text-align: justify;">A 24 ans, Gigi Ibrahim est l’un des visages de la révolution de la place Tahrir. Elle a déjà fait la couverture de « Time Magazine » et a débattu sur CNN ou Al-Jazira. La bloggeuse &laquo;&nbsp;tweete&nbsp;&raquo; depuis la place Tahrir, où des milliers de personnes sont encore rassemblées pour demander notamment l’accélération des réformes démocratiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.ir7al.info/?p=2951"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Vidéo : Nicolas Burnens)</em></p>
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		<title>Les jeunes égyptiens militent à tout va (15/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=2945</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=2945#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 29 Jul 2011 11:14:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sami Boukhelifa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[6 avril]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[El Baradei]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Le Caire]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Adel]]></category>
		<category><![CDATA[Tahrir]]></category>

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		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. Ils sont les nouveaux visages de la politique égyptienne. Ils sont jeunes et militent dans la rue. Leur mission : éveiller les Egyptiens politiquement. Ils font partie de mouvements, comme celui du 6 avril, des jeunes d’el Baradeï ou encore des Frères musulmans. Ils ont une vision différente de l’avenir de l’Égypte et chacun tentent de rallier un maximum de gens à sa cause. SAMI BOUKHELIFA les a rencontré au Caire. Reportage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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		</div>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #ff0000;">REPORTAGE AUDIO. </span>Ils sont les nouveaux visages de la politique égyptienne. Ils sont jeunes et militent dans la rue. Leur mission : éveiller les Egyptiens politiquement. Ils font partie de mouvements, comme celui du 6 avril, des jeunes d’el Baradeï ou encore des Frères musulmans.</strong></em><span id="more-2945"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ils ont une vision différente de l’avenir de l’Égypte et chacun tentent de rallier un maximum de gens à sa cause. <span style="color: #ff0000;"><strong>SAMI BOUKHELIFA</strong></span> les a rencontré au Caire. Reportage.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2717" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/photo11.jpg"><img class="size-large wp-image-2717 " title="Mohamed Adel, coordinateur du Mouvement du 6 avril, sur la place Tahrir, au centre du Caire." src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/photo11-1024x682.jpg" alt="Mohamed Adel, coordinateur du Mouvement du 6 avril, sur la place Tahrir, au centre du Caire." width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Mohamed Adel, coordinateur du Mouvement du 6 avril, sur la place Tahrir, au centre du Caire (Photo : Nicolas Burnens)</p></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Ces médecins libyens qui se mobilisent à la frontière tunisienne (14/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=2936</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=2936#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2011 18:32:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sami Boukhelifa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Dehiba]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. De jeunes médecins libyens du monde entier se mobilisent. En provenance du Canada, des Etats Unis et de toute l’Europe, ils ont élu domicile à Tataouine, dans le sud de la Tunisie. Ils viennent en aide à leurs compatriotes qui fuient la guerre et se réfugient dans le désert tunisien, à Dehiba, où un camp de fortune a été monté, à proximité de la frontière lybienne. Un reportage de SAMI BOUKHELIFA]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #ff0000;"><strong>REPORTAGE AUDIO.</strong></span> </em><strong><em>De jeunes médecins libyens du monde entier se mobilisent. En provenance du Canada, des Etats Unis et de toute l’Europe, ils ont élu domicile à Tataouine, dans le sud de la Tunisie.<span id="more-2936"></span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ils viennent en aide à leurs compatriotes qui fuient la guerre et se réfugient dans le désert tunisien, à Dehiba, où un camp de fortune a été monté, à proximité de la frontière lybienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Un reportage de <span style="color: #ff0000;"><strong>SAMI BOUKHELIFA</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2851" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage28.07.jpg"><img class="size-large wp-image-2851  " title="Degage28.07" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage28.07-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">De Tripoli, Ihab est jeune médecin dans une association qui aide des réfugiés libyens. Basé à Tataouine, il intervient notamment dans les camps. (Photo : Nicolas Burnens)</p></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Ces Tunisiens au secours des réfugiés libyens (13/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=2931</link>
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		<pubDate>Wed, 27 Jul 2011 16:36:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Burnens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Maztouria]]></category>
		<category><![CDATA[Médecins sans frontières]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. Estimé à 45&#8217;000 au début de la guerre civile, les réfugiés libyens seraient encore 25&#8217;000 à Tataouine, ville du sud de la Tunisie. Certains Tunisiens leur ont offert leurs habitations. Les autres réfugiés vivent dans les camps. A Maztouria, dans une petit localité près de Tatouine, NICOLAS BURNENS a rencontré Nasser Naciri, 31 ans, un Tunisien engagé, comme beaucoup d&#8217;autres, dans l&#8217;humanitaire. Il s’occupe des réfugiés. Reportage.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p><strong><em><span style="color: #ff0000;">REPORTAGE AUDIO.</span> Estimé à 45&#8217;000 au début de la guerre civile, les réfugiés libyens seraient encore 25&#8217;000 à Tataouine, ville du sud de la Tunisie. Certains Tunisiens leur ont offert leurs habitations. Les autres réfugiés vivent dans les camps.</em></strong><span id="more-2931"></span></p>
<p>A Maztouria, dans une petit localité près de Tatouine, <span style="color: #ff0000;"><strong>NICOLAS BURNENS</strong></span> a rencontré Nasser Naciri, 31 ans, un Tunisien engagé, comme beaucoup d&#8217;autres, dans l&#8217;humanitaire. Il s’occupe des réfugiés. Reportage.</p>
<div id="attachment_2856" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage27.07.jpg"><img class="size-large wp-image-2856 " title="Degage27.07" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage27.07-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Nasser Nciri est un psychologue tunisien de 31 ans. Il travaille pour Médecins sans frontières (MSF) depuis sept mois, notamment dans le dispensaire de Maz Touria à quinze kilomètres de Tataouine. Plus de 300 familles libyennes vivent dans la localité. (Photo : Nicolas Burnens)</p></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Les familles de la révolution tunisienne demandent justice (12/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=2920</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=2920#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 20:30:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Burnens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Martyrs]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Victimes]]></category>

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		<description><![CDATA[REPORTAGE AUDIO. Six mois après la révolution tunisienne, les familles des victimes demandent toujours que les coupables soient jugés. A Tunis, sur la place des droits de l’Homme, des mères campent jour et nuit. A Tataouine, région oubliée du Sud de la Tunisie, Abdula Darim a perdu son fils le 13 janvier, abattu par un policier devant le commissariat de la localité. NICOLAS BURNENS a rencontré ces familles. Nadget, 53 ans, est une « mère de martyr ». Elle a perdu un de ses fils durant la révolution, touché par une balle perdue le 13 janvier 2011. Elle explique les circonstances. (Vidéo : Nicolas Burnens / Interview : Sami Boukhelifa)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><span style="color: #ff0000;">REPORTAGE AUDIO.</span> Six mois après la révolution tunisienne, les familles des victimes demandent toujours que les coupables soient jugés. A Tunis, sur la place des droits de l’Homme, des mères campent jour et nuit.</strong></em><span id="more-2920"></span></p>
<p style="text-align: justify;">A Tataouine, région oubliée du Sud de la Tunisie, Abdula Darim a perdu son fils le 13 janvier, abattu par un policier devant le commissariat de la localité. <span style="color: #ff0000;"><strong>NICOLAS BURNENS</strong></span> a rencontré ces familles.</p>
<div id="attachment_2859" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/photo32.jpg"><img class="size-large wp-image-2859 " title="A Tataouine, trois jeunes ont été tués le même jour. Six mois après la révolution, la famille Ben Saleh porte toujours son deuil. A gauche, son frère Zakaria et sa sœur Awatif. (Photo : Nbs)" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/photo32-1024x682.jpg" alt="A Tataouine, trois jeunes ont été tués le même jour. Six mois après la révolution, la famille Ben Saleh porte toujours son deuil. A gauche, son frère Zakaria et sa sœur Awatif. (Photo : Nbs)" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">A Tataouine, trois jeunes ont été tués le même jour. Six mois après la révolution, la famille Ben Saleh porte toujours son deuil. A gauche, son frère Zakaria et sa sœur Awatif. (Photo : Nicolas Burnens)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Nadget, 53 ans, est une « mère de martyr ». Elle a perdu un de ses fils  durant la révolution, touché par une balle perdue le 13 janvier 2011.  Elle explique les circonstances.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.ir7al.info/?p=2920"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Vidéo : Nicolas Burnens / Interview : Sami Boukhelifa)</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Nous sommes de vrais avocats&#160;&#187; (11/25)</title>
		<link>http://www.ir7al.info/?p=2887</link>
		<comments>http://www.ir7al.info/?p=2887#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 06:23:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antonino Galofaro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Série "Dégage!"]]></category>
		<category><![CDATA[Avocats]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Imen Béjaoui]]></category>
		<category><![CDATA[Kellil Charfeddine]]></category>
		<category><![CDATA[Procès]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ir7al.info/?p=2887</guid>
		<description><![CDATA[REPORTAGE RADIO. 25 avocats pour s&#8217;attaquer aux &#171;&#160;gros faucons&#160;&#187; de l&#8217;ancien régime tunisien : Ben Ali lui-même et ses ministres. Le “groupe des 25” s&#8217;est constitué au lendemain du départ de l&#8217;ancien président. Parmi eux, les Tunisois Imen Béjaoui et Kellil Charfeddine, la trentaine à peine entamée. Ils n&#8217;ont pas attendu la chute du régime pour s&#8217;engager. Un portrait croisé, par ANTONINO GALOFARO Kellil Charfeddine est avocat à Tunis. Il fait partie du groupe des 25, un collectif d’avocats qui se bat pour que les responsables du système Ben Ali soient traduits en justice. Il parle des difficultés après la révolution. (Vidéo : Nicolas Burnens)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><em><strong>REPORTAGE RADIO. </strong></em></span><em><strong>25 avocats pour s&#8217;attaquer aux &laquo;&nbsp;gros faucons&nbsp;&raquo; de l&#8217;ancien régime tunisien : Ben Ali lui-même et ses ministres. Le “groupe des 25” s&#8217;est constitué au lendemain du départ de l&#8217;ancien président.<span id="more-2887"></span> </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Parmi eux, les Tunisois Imen Béjaoui et Kellil Charfeddine, la trentaine à peine entamée. Ils n&#8217;ont pas attendu la chute du régime pour s&#8217;engager. Un portrait croisé, par <span style="color: #ff0000;"><strong>ANTONINO GALOFARO</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_2850" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px"><a href="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage25.07.jpg"><img class="size-large wp-image-2850 " title="Degage25.07" src="http://www.ir7al.info/wp-content/uploads/2011/07/Degage25.07-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a><p class="wp-caption-text">Kellil Charfeddine et Imen Béjaoui ont participé, le 15 janvier, au lendemain du départ de Ben Ali, à la création &quot;spontanée&quot; d&#39;un groupe d&#39;avocats pour poursuivre en justice l&#39;ancien président et ses ministres. (Photo : Antonino Galofaro)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Kellil Charfeddine est avocat à Tunis. Il fait partie du groupe des 25,  un collectif d’avocats qui se bat pour que les responsables du système  Ben Ali soient traduits en justice. Il parle des difficultés après la  révolution.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://www.ir7al.info/?p=2887"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Vidéo : Nicolas Burnens)</em></p>
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