SUISSE. Né en 1940 à Téhéran, de nationalité suisse et iranienne, Mohammad-Reza Djalili est politologue spécialisé du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. L’équipe d’Ir7al.info l’a interviewé à Genève. Il analyse notamment la contestation de la jeunesse arabe.

Par NICOLAS BURNENS (interview) et ANTONINO GALOFARO (vidéo)

Mohammad-Reza Djalili est docteur en science politique et diplomatique de l’Université Libre de Bruxelles (CV). Il a été professeur à la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université de Téhéran et professeur associé aux Instituts Universitaires de hautes études internationales et du développement de Genève (IHEID) jusqu’en 2011.

Pour le professeur, les jeunes arabo-musulmans, bien éduqués et très informés, sont devenus une force politique très importante. Il n’hésite pas à tirer des parallèles avec la jeunesse iranienne, turc, voire pakistanaise.

Le combat de la jeunesse arabe est vital (…). Il y a une vraie demande démocratique. C’est le premier pas. »

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Dans une tribune du Temps du 2 mars 2011, co-signée avec Thierry Kellner, chargé de cours à l’Université Libre de Bruxelles, les deux professeurs montrent que les régimes autoritaires non arabes prennent très au sérieux une éventuelle contagion du printemps arabe, notamment en Chine.

« Le souffle du printemps arabe ne s’arrête pas aux frontières du monde arabe. Il touche le monde musulman dans son ensemble et inquiète même des pays asiatiques et africains non musulmans, ainsi que la Chine et la Russie », expliquent-ils. Depuis plusieurs semaines en Iran, le mouvement vert a repris la contestation.

Les Iraniens ne sont pas indifférents à ce qui se passe dans le monde arabe et pourraient s’inspirer de cette révolution. »

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